mardi 2 février 2021

LES ADOLESCENTS NE BOUGENT PAS ASSEZ

Nos adolescents ne bougent pas assez: "en une génération on a perdu entre 25% et 30% de capacités physiques

Et si les jeunes se bougeaient un peu plus à trois ans de Paris 2024 ? Ce sera l’un des enjeux


des JO en France : faire comprendre aux enfants et adolescents que pratiquer une activité physique est vital pour leur santé. C’est l'ambition de la semaine olympique et paralympique qui débute le 1er février. 

Écoute ce petit extrait d'une émission de France Inter sur ce qui devient un gros problème:

Voilà la transcription:

Vous en avez sans doute fait l’expérience dans votre entourage : ces enfants ou adolescents qui trainent des pieds pour aller se défouler dehors et faire du sport. "J'ai arrêté le sport, je n'avais plus envie", nous explique  Bafodé, élève de cinquième au collège Flora-Tristan dans le XXème arrondissement de Paris. "Je n'en fait pratiquement jamais, raconte un autre élève de l'établissement Sami. Je n'ai pas envie mais je pense que j'aurai envie plus tard."

 Aujourd’hui, toutes les études le montrent : les jeunes générations ont beaucoup perdu en mobilité.  Jean-Claude Vollmer est l’un des grands entraîneurs d’athlétisme en France. Il a aussi été prof d'Education Physique et Sportive (EPS). "Au niveau mondial, les études scientifiques montrent qu'une génération a perdu entre 25 et 30% des capacités physiques dans les domaines de l'endurance, de la force et de la vitesse, détaille celui qui s'investit dans le club de Montreuil en Seine-Saint-Denis. 

En novembre dernier, l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié une étude alarmante : deux-tiers des 11/17 ans ont des comportements de sédentarité. La moitié est même exposée à un risque très élevé.

Parmi ceux qui sont évidents et connus : on ne bouge pas, on mange mal en général et donc risque de surpoids et d’obésité. On peut recenser aussi les troubles du sommeil, le diabète, mais pas seulement, comme le détaille Irène Margaritis. Elle est la cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition à l’Anses. "Tout ça va jouer un rôle dans le présent mais aussi à l'avenir sur des risques comme les maladies cardio-vasculaires et ceux associés à l'obésité, mais aussi certains cancers. Et ça, on n'en parle pas assez.

Sur le banc des accusés très souvent : les écrans. On comprend mieux pourquoi cette semaine olympique et paralympique veut agir comme une prise de conscience dès l’école. La mesure du 30 minutes de sport tous les jours devrait être généralisée sur le modèle de ce qui se pratique en Ecosse depuis une décennie : le Daily Mile (un mile - 1500 mètres - en courant tous les jours pour les élèves). Mais ça ne sera pas suffisant face à l’énorme enjeu. La France est régulièrement montrée du doigt pour son retard dans la gestion de cette question de santé publique.

Source: www.franceinter.fr

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