mercredi 27 novembre 2019

FAMILLES RECOMPOSÉES

Comment vivre dans une famille recomposée?



Chronique Eric Libiot
écoute au moins le début de l'émission dont voilà la transcription

C’est mathématique, plus le taux de divorce augmente, plus la probabilité de vivre dans une famille recomposée monte en flèche. Selon des chiffres de l’Insee publié en 2017, 11% des enfants vivent dans ce type de famille élargie.
  • Comment bien vivre cette reconfiguration familiale ?
  • Comment faire pour que les beaux-parents trouvent leur place pour assurer l’autorité et le respect des règles communes ?
  • Comment s’y prendre pour que les enfants s’entendent avec les nouveaux membres de la nouvelle tribu ?
  • Les familles recomposées sont-elles condamnées aux disputes et conflits permanents ?
  • Comment réduire au maximum les tensions ?
  • Et puis, est-on obligé d’aimer l’enfant de l’autre ?
  • Quelles sont les clés fondamentales pour vivre en harmonie ?
  • Bref, comment survivre dans une famille recomposée ?
www.franceinter.fr



mardi 26 novembre 2019

L'AMOUR DISSÉQUÉ PAR LES SCIENTIFIQUES

Rencontre avec Maud Gouy, commissaire de l'exposition "De l'Amour" au Palais de la Découverte. Clique sur l'image pour accéder à l'entretien.

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LE TEMPS DES ADOLESCENTS

L'anthropologue David Le Breton étudie depuis des années l'âge adolescent, le rapport particulier au risque qu'on peut avoir à cet âge. C'est aussi un marcheur qui a fait l'éloge de la lenteur à travers ses livres qui interrogent le rapport contemporain au temps et les temporalités qui structurent nos vies. Il était l'invité de Louise Tourret dans l'émission Etre et savoir.

D'après David Le Breton le temps adolescent est vraiment rivé sur le présent, avec une grande difficulté à intégrer l'avenir. Pourtant beaucoup d'adolescents vivent des journées relativement contrastées, avec des moments d'hyperactivité, des moments de suspension, d'autres d'oisiveté. En quelque sorte, des moments d'accélération et de ralentissements. 
L'une des grandes caractéristiques de la temporalité adolescente, c'est la désynchronisation, un refus des temporalités et des ritualités adultes et une volonté de vivre un temps à soi. Même si ce temps va être en décalage avec celui des parents ou des frères et des sœurs, et même si cette désynchronisation risque fort de perturber profondément les rythmes familiaux. Le jeune impose de cette manière son désir d'autonomie, d'indépendance.
Ce n'est pas toujours facile à gérer pour les parents, mais aussi pour les enseignants, pour les animateurs, pour les entraîneurs sportifs, éventuellement. En outre, les nouvelles technologies multiplient le rapport au temps. Elles favorisent des échappées belles, des manières de s'extraire des rythmes sociaux qui lui sont extérieurs en s'immergeant dans son propre temps, en multipliant les mondes qui peuvent être contenus dans le temps à travers un zapping permanent, à travers une quête d'ubiquité. Multiplier les mondes, être partout à la fois. Ne plus être limité par l'espace, par un emploi du temps, mais essayer d'être d'une certaine manière, partout à la fois.
Il y a une contradiction nette entre le temps des adolescents et le temps des parents. Le temps des parents, c'est aussi un temps d'adulte qui inclut en permanence l'avenir, l'organisation des tâches, donc la projection dans la durée. Mais surtout aussi dans leur responsabilité éducative. Les parents ont le souci de l'intégration sociale de leurs enfants, qui les amène parfois à une espèce de tyrannie des résultats scolaires ou des projets.
C'est une surveillance inlassable du temps de l'adolescent, alors que lui a du mal à voir au-delà de l'instant qu'il vit ou au-delà même du jour. Il faudrait donc construire une espèce de dialectique, dans cette reconnaissance du temps de l'adolescent qui est vraiment immergé dans le moment qui est là, et le temps également des adultes. 
www.franceculture.fr

"TISSER L'AMITIÉ"

C'est le titre du livre de Jean-Pierre Vernant (1914-2007), paru en 1996. Historien et anthropologue français (spécialiste de la Grèce antique), il a enseigné dans les lycées, et a été professeur au Collège de France. C’est également une grande figure de la Résistance française. Il parle si bien de ce que peuvent être les relations entre professeurs et élèves. Vernant contourne avec élégance (sans les occulter) toutes les difficultés attendues et prévisibles (la démagogie, l’idéologie, le nivellement, la recette unique, la brutalité etc.) quand il s’agit d’autorité. Il y a chez lui une manière simple et subtile de faire le lien entre une conception de la classe et une conception, plus large, de la société, de la vie, de penser l’autorité sous le jour d’une esthétique et d’une éthique de la relation sociale qui est fondamentale. 

« Un professeur fait du théâtre quand il arrive dans une classe. Mais il y a différentes manières de s’y prendre. On peut taper sur la table et faire sentir toute la distance qui sépare les élèves du professeur. On peut aussi jouer le jeu inverse, et c’est ce que je faisais quand j’enseignais au lycée : non seulement en tutoyant les élèves, mais en s’efforçant d’abolir, jusque dans sa tenue vestimentaire et son vocabulaire, tout indice d’une autorité conférée par une hiérarchie sociale. Evidemment, le professeur sait bien, quelle que soit la stratégie qu’il adopte, que ce n’est pas la même chose d’être élève et d’être professeur. Celui qui est sur le banc et celui qui est derrière le bureau n’ont pas le même statut. La stratégie de la non-distance peut être très adroite ou, au contraire, amener celui qui l’emploie  à la catastrophe. Mais s’il y recourt plutôt qu’à une autre, ce n’est pas par pure stratégie. C’est parce qu’elle correspond à l’idée qu’il se fait du rapport entre maître et élève, de ce qu’est un groupe. Si on entre dans le jeu de l’abolition de la hiérarchie, ce n’est pas simplement de l’habileté, c’est aussi une esthétique, et une éthique de la relation sociale.
Il faut commencer par cesser d’être professeur pour pouvoir l’être. Cela signifie obligatoirement – à mon avis c’est une idée grecque- que toute relation sociale, avec une classe comme avec le groupe dans lequel on s’est engagé dans la Résistance, implique un ciment qui est l’amitié. Cet élément fondamental est le sentiment d’une complicité, d’une communauté essentielle sur les choses les plus importantes. Dans le rapport du professeur avec ses élèves, c’est le fait de partager une certaine idée de ce que doit être quelqu’un, d’avoir en commun une certaine forme de sensibilité, d’accueil à autrui, de s’accorder sur l’idée qu’être autre signifie aussi être semblable. »

 SOURCE : Jean-Pierre Vernant, “Tisser l’amitié”, in Entre mythe et politique, Le Seuil, 1996


Comment est-ce que je comprends cette phrase : “Il faut commencer par cesser d’être professeur pour pouvoir l’être” ? 
Les meilleurs profs sont, à mon sens, celles et ceux qui ne se prennent pas pour des “Professeurs”, mais qui veulent SIMPLEMENT et PLUS QUE TOUT, ENSEIGNER quelque chose à leurs élèves, conférant tout son sens à l’étymologie du mot “Professeur” : “celui qui enseigne“…



lundi 25 novembre 2019

NATIONALITÉ FRANÇAISE

La nationalité française est la meilleure nationalité du monde, selon un classement

COCORICO Les pays européens trustent les premières places de ce palmarès, qui prend en compte l’économie, la paix, la stabilité ou encore la liberté de déplacement.



La France occupe la tête du palmarès des meilleures nationalités du monde pour la huitième année de suite. L’Hexagone a obtenu un score de 83,5 % dans l’Indice de qualité (QNI) 2018 de la nationalité calculé par Kälin et Kochenov, rapporte Bloomberg.
Parmi les critères pris en compte dans le classement, on trouve la puissance économique, le développement humain, la paix, la stabilité ou encore la liberté de mouvement et d’établissement. La deuxième place est conjointement occupée par l’Allemagne et les Pays-Bas, avec un score de 82,8 %. Le Danemark est juste derrière. L'Espagne se situe à la 10e place.

Une très forte mobilité pour les Français

Les nations de l’Union européenne sont très représentées en tête du palmarès. Pour les auteurs du classement, ce phénomène surtout dû à « l’importante liberté d’installation » entre les Etats-membres ainsi qu’à la « qualité intrinsèque remarquable de beaucoup de ces nationalités ». Les facilités de mobilité sont en effet réelles en France. Avec un passeport tricolore, il est possible de se déplacer sans visa dans 165 pays du monde.
Les formalités administratives nécessaires pour déménager à l’étranger sont aussi moins lourdes qu’ailleurs. Sixième puissance mondiale, la France et ses ressortissants bénéficient par ailleurs d’une forte stabilité.
A 13,8 %, la Somalie arrive en fin de ce classement. Parmi les grandes nations mondiales, la mieux classée est les Etats-Unis, 25e avec une évaluation de 70 %. La Chine occupe le 56e rang (44,3 %) et la Russie le 62e (42 %).
 www.20minutes.fr

L'AMOUR


L'amour fait-il le bonheur ? Peut-on aimer plusieurs personnes en même temps ? Peut-on se satisfaire de son amour propre ? Autant de questions que nous ont posé des lycéens, futurs bacheliers, et auxquelles trois philosophes viennent répondre avec l'aide de Platon, Beauvoir et Rousseau...

ILLECTRONISME: VOYAGE DANS UNE FRANCE MISE SUR LA TOUCHE

C’est le nouvel illettrisme et il touche un quart des habitants de notre “start-up nation”. Ce qui n’est pas sans poser problème quand l’objectif de l’état est de dématérialiser un maximum de démarches administratives d’ici à 2022.

"La mairie ne donne plus d’informations par affichage. Il faut aller sur le site. Le souci, c’est qu’un grand nombre d’habitants ne se sert pas d’internet. Du coup, ils ne sont par exemple pas informés du passage des poubelles : ça devient un problème." Michèle habite à Audrieu, une bourgade de 1016 habitants située à 18 kilomètres de Caen.

Si cette retraitée de l’Éducation nationale parvient, en multipliant les formations, à se "débrouiller" avec la chose informatique, ses voisins, un chauffeur routier, une mère de quatre enfants dont le mari est handicapé, un couple de retraités, n’ont pas intégré le numérique à leur vie quotidienne. Pas plus d’ailleurs que son époux, médecin à la retraite, totalement réfractaire aux nouvelles technologies : "Comme il n’a aucune confiance dans ce qui est dématérialisé, on est obligé d’aller à la perception pour vérifier que la déclaration de revenus que j’ai faite en ligne ne comporte pas d’erreurs !" 

Michèle, Pierre, leurs voisins, font, selon une étude CSA Research, partie des 25 % de Français souffrant d’illectronisme, à savoir la difficulté ou impossibilité d’accès aux outils numériques. L’illectronisme ou nouvel illettrisme des start-up nations dans lesquelles savoir se connecter est un prérequis indispensable pour accéder à ses droits sociaux, renouveler des papiers d’identité, déclarer ses impôts, postuler pour un emploi mais aussi consommer au meilleur prix, réserver un billet de train (depuis peu la SNCF propose de le faire via Messenger). Et tout simplement se sentir relié à l’ensemble de la communauté.
Pour Pierre non plus, surfer sur le Net n’équivaut pas à naviguer sur un long fleuve tranquille. Mais comme Michèle, cet artiste peintre vivant à Lioux-les- Monges, dans la Creuse, tente de s’y retrouver entre identifiants, mots de passe, mises à jour, cookies et autres pièges de la planète digitale. Hormis le médecin, les 56 habitants de son village, pourtant raccordé depuis peu à la  fibre, ne connaissent pas ses angoisses : ils n’utilisent pas internet.

OBJECTIF 2022


Selon l’enquête CSA Research réalisée en 2018 à la demande du Syndicat de la presse sociale (SPS), bien qu’équipés (88 % de nos concitoyens possèdent un ordinateur, tablette, smartphone...), nombreux sont les Français à ne pas être à l’aise avec la technologie digitale. 16 % ne surfent jamais sur le web et 32 %, tous pro ls et catégories sociales confondus, font partie des "abandonnistes", ces internautes renonçant régulièrement à une démarche en ligne.

"L’État a, de façon un peu brutale, décidé de dématérialiser le quotidien, avec l’idée que tout le monde est à l’aise avec le numérique. Ce qui est faux, commente Philippe Marchal, président du SPS. On se doutait que les seniors n’étaient pas les plus habiles en la matière, mais les résultats de l’étude montrent que toutes les strates de la société sont concernées, jeunes compris." 

"Lorsque j’emmène mes élèves en salle d’enseignement général et professionnel adapté [destiné aux élèves en difficulté scolaire, ndlr], je vois la plupart d’entre eux déconcertés par des consignes aussi simples qu’ouvrir un navigateur, explique dans une tribune au quotidien Libération, du 21 novembre 2018, Rachid Zerrouki, professeur en Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) à Marseille.

J’ai de sérieux doutes sur le fait que le maniement des outils numériques soit chez eux une consigne innée. Mes élèves jouent à Fortnite et publient des statuts sur Facebook ou des stories sur Snapchat, mais quand il s’agit de faire un usage éducatif de l’outil numérique [type recherches en ligne, ndlr], ils redeviennent ces êtres chétifs et impuissants qu’ils sont devant un livre ou un cahier." Michèle fait le même constat.
"Mes petits-enfants ne répondent pas à mes e-mails. Pas plus qu’ils ne consultent un dictionnaire, ils ne savent pas se servir d’internet comme un outil." Selon l’enquête CSA, plus de la moitié de ceux qui sont en délicatesse avec clavier et souris voient "leurs activités limitées" et se sentent "en décalage avec leur environnement". Un sentiment de solitude, de honte parfois, proche de celui que peuvent éprouver ceux qui ne savent ni lire ni écrire. 
Qui dit "digital native" ne dit pas forcément geek.

 www.wedemain.fr

dimanche 24 novembre 2019

PERSONNES ÂGÉES ET SDF

Les pensionnaires d'un EHPAD confectionnent de la soupe pour les SDF
Les EHPAD sont des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.
 Écoute l'émission de France Inter et si tu veux tu peux suivre la transcription en cliquant sur le titre.

mercredi 20 novembre 2019

CHANSONS ÉCOUTÉES EN OCTOBRE!

Et oui, voilà le top des 100 chansons françaises les plus écoutées ce mois d'octobre. Si vous vous armez de patience ...

LUTTE CONTRE LES DÉCHETS

Take away zéro déchet : la consigne emballe les restos

De plus en plus de restaurants, food-truck ou cantines d'entreprise proposent des boîtes consignées à la place des emballages jetables pour les plats à emporter. Objectif : réduire l’impact écologique désastreux du "take away". 

"Vous souhaitez une boîte en verre consignée ou un emballage jetable ?”  Voilà le choix proposé, ce midi de novembre au Bichat, un restaurant bio du Xe arrondissement de Paris, lorsque l'on commande un plat à emporter. 
 
Abandonnée dans les années 1980, la consigne revient au goût du jour pour épargner les emballages finissant à la poubelle 15 minutes plus tard, venant grossir les 180 000 tonnes de déchets d'emballages générées par la restauration rapide chaque année en France. Le prix est raisonnable : 3 euros la caution, pour un contenant facile à rapporter quand on vit ou travaille à côté du restaurant. "80 à 90 % gens reviennent avec leur bol, souvent déjà lavé pour reprendre à manger", confirme Armelle, manager du Bichat. Qui souligne : "On avait déjà testé cela il y a deux ans, mais ça fonctionne mieux aujourd'hui : on sent une prise de conscience écologique croissante des clients."
 
Et ce restaurant n'est pas un cas à part. Ces derniers mois, associations et start-up se montent les unes après les autres pour développer la consigne à plus grande échelle dans la restauration.

À Paris, Toulouse, Bordeaux…

Depuis avril, la coopérative toulousaine En boîte le plat a convaincu treize restaurateurs d’utiliser, là aussi, des boîtes en verre Duralex, garanties à vie. Consignée à 5 euros, elles peuvent être rapportées par les clients dans n’importe quelle enseigne du réseau. L’entreprise se charge même de la collecte – en vélo-cargo – des boîtes sales dans les restaurants, et de leur nettoyage dans des "éco-laveuses". "On utilise 20 cl d’eau par contenant, contre 3 litres environ pour produire un emballage jetable", précise Jonathan Conan, 29 ans, l'un des cofondateurs. Toutes les enseignes qui ont testé le service durant ses trois premiers mois ont reconduit l'expérience. 

Faire baisser le coût de la consigne

Car l'usage de contenants consignés reste souvent plus cher pour les restaurateurs que celui d'emballages basiques : entre 30 et 80 centimes l'unité... contre 10 centimes pour un papier-plastique à kebab par exemple. "Mais, si un restaurant propose déjà, à l'origine, des boîtes en cellulose un peu plus élaborés : alors la consigne peut revenir moins cher", précise Estelle Fillette.

Reste que le système de consigne va devenir de plus en plus compétitif. "La législation qui va bientôt interdire le PET (plastique d'origine pétrochimique) au profit d'un plastique biosourcé deux à trois fois plus couteux va aussi dans notre sens", note Yasmine Dahmane de MyGreenGO. Surtout, les restaurants qui font ce choix gagnent en image de marque, souligne-t-elle. "C'est une façon de fidéliser ou de conquérir de nouveaux clients."
www.wedemain.fr