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jeudi 29 juillet 2021

JOUR DU DÉPASSEMENT 21

L’humanité vient d’épuiser en 7 mois ce que la Terre peut lui offrir en un an

Après une pause en raison du Covid, la consommation s’est de nouveau emballée. Résultat : le jour du dépassement se rapproche encore.

Chaque année, le jour du dépassement désigne le jour à partir duquel l’humanité a déjà exploité toutes les ressources que la planète Terre est capable de fournir en un an. Cette année, le jour du dépassement tombe aujourd’hui, jeudi 29 juillet 2021. Et ce n’est pas bon signe.
 

Dans un monde idéal (ou tout simplement raisonnable), le jour du dépassement ne devrait pas tomber avant le 31 décembre. Ainsi, cela signifierait que l’humanité laisse le temps à la Terre de lui fournir ce dont elle a besoin et qu’elle prend soin de préserver les conditions de sa survie. Seulement voilà, plus le temps passe et plus le jour du dépassement intervient tôt dans l’année.

L’an passé avait été une belle exception. Covid et confinement obligent, le jour du dépassement avait été repoussé de trois semaines en 2020 (22 août). L’humanité avait moins consommé, moins produit, moins pioché dans les ressources naturelles.

Mais voilà, en 2021, le jour du dépassement est déjà revenu au niveau de 2019.

Pour rappel, en 1970, le jour du dépassement tombait le 29 décembre. Depuis, il ne cesse de se rapprocher : 4 novembre en 1980, 11 octobre en 1990, 23 septembre en 2000, 7 août en 2010.

Concrètement, un jour du dépassement qui tombe un 29 juillet, cela signifie que, à ce rythme, il faudrait 1,7 Terre à l’humanité pour survivre durablement (et il faudrait carrément trois Terre si chaque humain consommait autant qu’un Français).

Des chiffres qui doivent nous alerter sur l’urgence d’adapter notre mode de vie aux conditions de notre survie. C’est une question de bon sens.

Source: https://positivr.fr et www.liberation.fr

 

 

mercredi 27 janvier 2021

LA POLLUTION C'EST DE MA FAUTE?

Quand on a parlé aujourd'hui à propos de notre empreinte écologique, on a discuté aussi s'il s'agit d'une responsabilité individuelle ou collective, à qui est la faute?
Quelle est ma part de responsabilité dans l'augmentation du CO2 et de la pollution en général ? C'est la question au cœur des Idées Claires, le programme hebdomadaire produit par France Culture et franceinfo destiné à lutter contre les désordres de l'information, des fake news aux idées reçues.

 www.franceculture.fr

dimanche 24 janvier 2021

PROTÉGER NOTRE ENVIRONNEMENT

Notre environnement est en danger et c'est à cause des actions de l'homme. 

Jouir de la nature, de notre planète et tout ce qu'elle nous offre c'est un droit mais la protéger c'est un devoir, et là on doit y être tous! C'est notre futur qui est en jeu!!! La première chose dont on doit être conscient c'est que tout le monde, petit et grand, peut faire partie de la solution!!!

Commençons par un jeu qui nous révèle ce que nous savons sur ce problème!
Ensuite on doit voir quel effet ont tes activités quotidiennes sur les changements climatiques et pour cela découvre tes gestes

On va commencer par connaître un problème qui nous menace: le réchauffement climatique. Fais cette activité d'écoute avec un quiz de compréhension.
https://www.wwf.ch/fr/vie-durable/calculateur-d-empreinte-ecologiqueTu as écouté parler de l'empreinte écologique? C'est une mesure de la pression qu'exerce l'homme sur la nature. C'est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour satisfaire ses besoins. Clique ici pour calculer ton empreinte écologique:

Une fois calculée notre empreinte et que le résultat aura été assez décevant, il ne nous reste que "AGIR!" Avez-vous d'autres idées?


L'empreinte écologique par e-graine

 Depuis quelque temps on a commencé à parler beaucoup sur l'impact environnemental des vêtements, l'industrie textile compte parmi les plus polluantes au monde. Voilà un court résumé de cet impact sur l'empreinte écologique:

 

Et alors une fois qu'on sait qu'il faut faire quelque chose ... voilà ce que tu peux faire!!! Ce sont des exemples ... as-tu d'autres idées?

Mais avant de penser à nos gestes on va connaître quelques initiatives comme ce plastique recyclable à l'infini: voilà cette vidéo qui nous le montre.

Et maintenant c'est notre tour: on va passer une journée responsable avec Arthur pour prendre des idées de ce que sera NOTRE PROJET DE BONS ÉCOGESTES où nous allons créer un décalogue de gestes incontounables auxquels nous devons vraiment nous engager.
Voilà encore des idées:

Connais-tu la chanson de Ridan: Objectif Terre? Elle est devenue très populaire!


 

Et voilà la chanson avec les paroles!

 

 

Et si tu as le temps visite cette école de l'énergie  où une fois testées tes connaissances tu peux obtenir ton diplôme de l'énergie.


samedi 14 novembre 2020

QUE FAIT-ON AVEC LES MASQUES?

Beaucoup de masques jetés par terre finissent dans la mer 

Ils sauvent des vies sur la terre, mais ils tuent en mer.

7 masques jetables sur 10 terminent dans des décharges et dans la mer, selon l’ONU. À cause de cela, la pollution dans les océans augmente. Les masques jetables contiennent du polypropylène, une matière plastique libérant des substances dangereuses pour la santé. Il met 450 ans à se dégrader. Cette nouvelle pollution est dangereuse pour les animaux marins. Dans les océans, certains poissons confondent les masques avec de la nourriture. 

 Que faire?

Les défenseurs de l’environnement recommandent de porter des masques réutilisables. De plus, il faut toujours jeter ses masques (en papier ou en tissu) dans la poubelle des ordures ménagères. Il ne faut pas les mettre dans celle des déchets recyclables (emballages, papiers, cartons, plastiques...).

Et toi? Que fais-tu avec tes masques? Car la réalité est celle-ci:



dimanche 31 mai 2020

DÉCONFINEMENT ET POLLUTION

Les masques et gants à usage unique, nouvelle pollution qui inquiète

Non seulement dommageables pour la nature, masques et gants sont également potentiellement  porteurs de risques pathogènes.


 Ils jonchent les parkings des grandes surfaces, les trottoirs, les caniveaux, les rivières, et donc maintenant la Méditerranée. En début de semaine, Laurent Lombard, plongeur et fondateur de l’association « Opération mer propre », a publié les images qu’il avait tournées au large du cap d’Antibes.
Elles sont édifiantes : les eaux de la grande bleue sont déjà colonisées par de nouveaux types de pollueurs indésirables, les protections (masques, gants) à usage unique contre le Covid-19. Non seulement dommageable pour la nature, car leur décomposition dans la nature prendrait 400 ans, les masques à usage unique sont également – comme les gants — potentiellement porteurs de risques pathogènes.

Un seul geste : à la poubelle !

Et s’ils terminent leur course dans la Méditerranée, c’est parce qu’ils ont été jetés par terre. Un geste simple donc, pour éviter cette catastrophe : les jeter à la poubelle ! Et dans celle des déchets ménagers, pas dans la jaune. Les masques chirurgicaux sont en effet confectionnés à partir de polypropylène, matière thermoplastique très dense… non biodégradable et non recyclable. Le ministère de l’Écologie propose d’ailleurs une campagne d’information rappelant les règles en matière de traitement des masques usagés.

Source:  www.20minutes.fr/

dimanche 19 avril 2020

LA PLANÈTE SOUS LE CONFINEMENT

Depuis le confinement l'empreinte carbone des français a baissé de 62%

Depuis le début de l'épidémie, des changements impressionnants ont lieu sur la planète. Début mars, la NASA avait déjà publié des cartes montrant une baisse importante du dioxyde d’azote, un gaz à effet de serre, dans les zones chinoises les plus touchées par le virus. Le ralentissement de l'activité industrielle et des transports a également engendré une amélioration de la qualité de l'air, à Paris notamment de 20 à 30 % selon Airparif. 
 
Et selon une étude de l’application Greenly, qui permet à ses utilisateurs de calculer leur empreinte carbone grâce à leurs relevés bancaires, celle des Français aurait baissé de 62 % durant les deux premières semaines de confinement. L’étude a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 500 utilisateurs de l’application, âgés de 18 à 75 ans, en comparant les chiffres des deux premières semaines de confinement aux premières semaines de l'année 2020.  

Les "dépenses polluantes" qui ont le plus baissé concernent "les transports, qui représentent 25 % des quelques 12 tonnes de CO2 émises annuellement par les Français", peut-on lire dans l'étude. 
L’impact carbone de l'essence a ainsi chuté de 83 % par rapport à la moyenne hebdomadaire du début de l’année, notamment car les Français font deux fois moins de pleins à la station depuis le 16 mars. L'impact carbone de l'aviation a également fortement diminué : - 94 %.
 
La deuxième baisse importante a lieu dans l'alimentation : "Ce secteur, représente 20 % des émissions des Français", explique Greenly. Si l'impact carbone des supermarchés a diminué de façon peu significative, - 10 %, celui de la restauration s'est effondré, - 94 %. 

En revanche, les émissions liées aux achats en ligne ont augmenté de 2,5 % en moyenne, allant jusqu’à + 15 % chez les plus de 40 ans.   

Apprendre à vivre autrement

"Nous ne pouvons en aucun cas nous réjouir d’une baisse des émissions des gaz à effet de serre dans des circonstances aussi dramatiques", réagit toutefois le cofondateur de Greenly, Alexis Normand. 

Le confinement met surtout en évidence notre impact sur l'environnement. 
"Mais cette crise sanitaire est l’occasion de réfléchir à l’après, et aux moyens de construire un monde plus éco-responsable qui ne nous prive pas de notre liberté. Nous sommes déjà en train d’apprendre à vivre autrement, à travailler à domicile, à réduire nos déplacements, à faire sans les voyages professionnels."
L’épidémie n'est pas forcément une bonne nouvelle pour l'environnement. Les réductions d’émissions liées au coronavirus ne sont pas structurelles : elles vont disparaître dès que le transport de biens et de personnes sera rétabli après l’épidémie", estime le militant écolo et youtubeur Félicien Bogaerts.  
 Source: www.wedemain.fr

jeudi 9 avril 2020

CORONAVIRUS ET LA GÉNÉRATION CLIMAT

La Génération climat prépare le "Jour d'après"

Confinement oblige, les manifestations et actions prévues ce printemps par les jeunes militants écologistes ont été annulées. Mais la Génération climat s'organise en ligne et prépare l'après-coronavirus. 

 C’était il y a un an, c’était une autre époque. Le 15 mars 2019, des jeunes de 123 pays défilent lors de la première grève internationale pour le climat. Depuis plusieurs mois déjà, ces grèves scolaires initiées par la Suédoise Greta Thunberg, ponctuées de slogans inventifs, font la Une des médias. Un mouvement qui semblait oeuvrer, alors que se multipliaient les rapports scientifiques alarmistes, à un réveil écologique. 
 
Un an plus tard, c’est avec une légère gueule de bois que se réveille cette "Génération climat". Du fait de la crise sanitaire, la grande marche anniversaire prévue à Paris le 14 mars en présence de Greta Thunberg a été interdite, comme d’autres mobilisations. "Un coup dur", reconnaît Antoine Piron, 19 ans, de Youth for Climate, branche française du mouvement Fridays for Future. Symbole ironique de cette déroute, la jeune Suédoise a confié sur Instagram avoir des symptômes du Covid-19
 
Comment la Génération climat sortira-t-elle de ces mois de silence imposés ? Désabusée ? Dispersée ? Regonflée à bloc ? 
"Ce confinement est vécu comme un moment de réflexion pour faire évoluer notre stratégie, développer notre structure en interne et trouver un nouvel élan", résume Antoine Piron.

Inventer de nouveaux modes d’action

Car ces jeunes écologistes – comme beaucoup de moins jeunes d'ailleurs – voient dans cette pandémie mondiale un appel au changement. 

"Cette crise donne un avant-goût de ce qui nous attend, celui d’un monde fragile, pas assez résilient, en proie à des dérèglements climatiques avec sûrement d’autres confinements à venir", souligne Olivier Truffinet du collectif étudiant "Pour un Réveil écologique". 
 
"Dans l’Histoire, il y a parfois des ‘ruptures’, des moments où ce qui était inimaginable peut être reconsidéré, plaide également Pauline Boyer, porte-parole du mouvement d’actions non violentes Alternatiba / ANV-COP21. Alors que nous expérimentons les conséquences d’une mondialisation néo-libérale détruisant l’environnement, les systèmes de santé et éducatifs, l’on peut espérer pour demain une société plus soutenable et plus égalitaire."
 
Mais comment repartir de l'avant ? Avant le confinement déjà, les grèves pour le climat s'essoufflaient, notamment en France. "Notre système scolaire est moins adapté à ces grèves que le système allemand par exemple car nous avons cours les vendredis après-midi", reconnaît Marin Bisson, 17 ans, autre militant de Youth for Climate. 
 
Les mobilisations des jeunes pour le climat, qui peuvent se vanter d’avoir marqué les esprits davantage que celles de leurs ainés lors de la décennie passée, on aussi déçu par leur peu de résultats immédiats. Si ces mobilisations ont sans doute participé aux bons scores des partis écologistes aux dernières élections (européennes et municipales), elles n’ont pas fait avancer au plus haut niveau les négociations climatiques. 
 
La Génération climat réfléchit donc à de nouveaux modes d’action. 
 Source: www.wedemain.fr

samedi 8 février 2020

DU GOUDRON DANS VOS INTESTINS!!!


Il s’agit d’une protéine un peu particulière, une glycoprotéine pour être précis. Ce serait un peu long de vous expliquer précisément de quoi il s’agit. Mais sachez que cette glycoprotéine est fabriquée par certaines plantes pour se protéger contre les prédateurs (et notamment les êtres humains). Ces protéines sont des sortes de bombes extrêmement collantes. Quand vous les consommez, elles se fixent sur les parois de votre intestin. Votre corps est alors incapable de les évacuer. C’est un peu comme si votre système digestif était recouvert de goudron : les cellules, les toxines et même certains virus s’engluent dans cette « colle visqueuse » et s’agglutinent. Le pire, c’est que d’autres régions de votre corps peuvent être touchées, comme les articulations, les parois de vos artères ou même des régions de votre cerveau.
En plus des troubles digestifs, elles peuvent donc avoir des conséquences bien plus graves sur le long terme : carences nutritionnelles, déséquilibre de la fonction intestinale.
Une étude a même trouvé un lien entre ces protéines et des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et le diabète de type-2.
La toxicité de certaines de ces molécules est d’ailleurs connue depuis longtemps. Les services secrets russes en ont même utilisé pour assassiner des dissidents du régime.
Cela ressemble presque à un roman d’espionnage…



Source:   alertes santé https://www.ipsn.eu/

samedi 25 janvier 2020

VÊTEMENTS ET POLLUTION

La pollution est liée à nos vêtements, alors voilà 6 conseils pour limiter votre impact sur la planète
Sous le hastag #SauverLePrésent ces 4 medias: France Culture, Le Parisien, Konbini News et Usbek & Rica, font un rendez-vous mensuel pour dénoncer ou analyser certaines pratiques anti-écolos. Pour ce 5ème "rancard" on a exploré le gâchis que représente notre consommation de vêtements. L'industrie textile est très polluante: c'est le 5ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Voici quelques gestes simples pour que notre garde-robe soit un plus respectueuse de la planète.

1. Achetez moins et mieux

Avant d'acheter un petit pull ou un costume, il faut d'abord se poser la question : « En ai-je vraiment besoin ? Vais-je le porter ? » C'est la meilleure manière d'éviter les déchets. Et enfin : « Ce produit est-il solide ? » Parfois, mieux vaut payer un peu plus cher pour une veste que l'on gardera de longues années. Certaines marques comme le Vieux campeur garantissent leurs produits ou proposent des ateliers de réparation.

2. Pensez à la seconde main

Echangez avec vos amis, achetez dans les friperies, les vide-greniers, etc. Cela permet de réduire l'utilisation de matières premières et l'impact sur les ressources de la planète, qui sont, rappelons-le, limitées.

3. Des bons et des moins bons labels

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) recense les labels sérieux dans le textile. C'est le cas d'Ecocert, Oecotex, Ecolabel ou Global Organic Textile Standard (Gots). Attention en revanche à un label très utilisé par les industriels apparu récemment : Better Cotton Initiative (BCI). Très facile à obtenir, il est moins exigeant et ne signifie pas que votre vêtement est en coton biologique.

4. Préférez les jeans bruts

Pour l'aspect usé de nos jeans par exemple, on pulvérise du sable à haute pression à l'aide de canon. Cette pratique est très dangereuse pour les travailleurs et consomme beaucoup d'eau. On peut préférer les jeans bruts non délavés ou se renseigner sur les procédés de fabrication des vêtements en consultant les sites Internet des marques ou en questionnant les vendeurs. Sinon, l'écolabel est toujours une bonne option car il interdit le sablage.

5. Surveiller la teinture

Essayez de choisir des vêtements teints à partir de végétaux. Penser à laver les vêtements avant de les porter. Les produits chimiques restent présents sur les tissus teints et peuvent déclencher des allergies.

6. Jamais à la poubelle

Chaque Français achète en moyenne 9,5 kg de textiles et de chaussures par an. 3,6 kg seulement sont actuellement collectés et triés pour être réutilisés et recyclés. Même usés ou abîmées, nos fringues usagées ou vieilles godasses peuvent avoir une deuxième vie en servant de matériaux pour l'isolation.


Il suffit de les rapporter dans un point de collecte. Les chaussures, elles, doivent être liées par paire dans un sac fermé. Important, tee-shirt et baskets doivent être propres et secs, le pire fléau est l'eau qui fait moisir tout le contenu d'un bac de collecte! Le site www.lafibredutri.fr permet de localiser les points de ramassage (locaux d'associations, conteneurs, boutiques, etc.) les plus près de chez vous.
Source: www.leparisien.fr 

mercredi 8 janvier 2020

SOLDES ET CONSOMMATION

Les soldes d’hiver débutent ce mercredi. Ils vont durer quatre semaines. Mais est-il bien raisonnable d’y succomber cette année encore ?


Il y a des limites au recyclage?
Écoute cette émission de France Culture (3') et lis la transcription ici.

mercredi 20 novembre 2019

LUTTE CONTRE LES DÉCHETS

Take away zéro déchet : la consigne emballe les restos

De plus en plus de restaurants, food-truck ou cantines d'entreprise proposent des boîtes consignées à la place des emballages jetables pour les plats à emporter. Objectif : réduire l’impact écologique désastreux du "take away". 

"Vous souhaitez une boîte en verre consignée ou un emballage jetable ?”  Voilà le choix proposé, ce midi de novembre au Bichat, un restaurant bio du Xe arrondissement de Paris, lorsque l'on commande un plat à emporter. 
 
Abandonnée dans les années 1980, la consigne revient au goût du jour pour épargner les emballages finissant à la poubelle 15 minutes plus tard, venant grossir les 180 000 tonnes de déchets d'emballages générées par la restauration rapide chaque année en France. Le prix est raisonnable : 3 euros la caution, pour un contenant facile à rapporter quand on vit ou travaille à côté du restaurant. "80 à 90 % gens reviennent avec leur bol, souvent déjà lavé pour reprendre à manger", confirme Armelle, manager du Bichat. Qui souligne : "On avait déjà testé cela il y a deux ans, mais ça fonctionne mieux aujourd'hui : on sent une prise de conscience écologique croissante des clients."
 
Et ce restaurant n'est pas un cas à part. Ces derniers mois, associations et start-up se montent les unes après les autres pour développer la consigne à plus grande échelle dans la restauration.

À Paris, Toulouse, Bordeaux…

Depuis avril, la coopérative toulousaine En boîte le plat a convaincu treize restaurateurs d’utiliser, là aussi, des boîtes en verre Duralex, garanties à vie. Consignée à 5 euros, elles peuvent être rapportées par les clients dans n’importe quelle enseigne du réseau. L’entreprise se charge même de la collecte – en vélo-cargo – des boîtes sales dans les restaurants, et de leur nettoyage dans des "éco-laveuses". "On utilise 20 cl d’eau par contenant, contre 3 litres environ pour produire un emballage jetable", précise Jonathan Conan, 29 ans, l'un des cofondateurs. Toutes les enseignes qui ont testé le service durant ses trois premiers mois ont reconduit l'expérience. 

Faire baisser le coût de la consigne

Car l'usage de contenants consignés reste souvent plus cher pour les restaurateurs que celui d'emballages basiques : entre 30 et 80 centimes l'unité... contre 10 centimes pour un papier-plastique à kebab par exemple. "Mais, si un restaurant propose déjà, à l'origine, des boîtes en cellulose un peu plus élaborés : alors la consigne peut revenir moins cher", précise Estelle Fillette.

Reste que le système de consigne va devenir de plus en plus compétitif. "La législation qui va bientôt interdire le PET (plastique d'origine pétrochimique) au profit d'un plastique biosourcé deux à trois fois plus couteux va aussi dans notre sens", note Yasmine Dahmane de MyGreenGO. Surtout, les restaurants qui font ce choix gagnent en image de marque, souligne-t-elle. "C'est une façon de fidéliser ou de conquérir de nouveaux clients."
www.wedemain.fr
 

RÉCUPÉRER - RECYCLER

Une recyclerie qui répare et revend des affaires de sport à petits prix

La Recyclerie sportive, basée à Paris et à Massy (91) restaure des équipements de sport usagés, qu'elle revend à prix cassés. Elle organise aussi des ateliers de réparation, notamment pour les vélos. Objectif : promouvoir un sport "zéro déchet". 
Continuez à lire sur www.wedemain.fr

lundi 28 octobre 2019

DES "COMMANDOS" ANTI POLLUTION LUMINEUSE

Pour dénoncer la pollution lumineuse et l’omniprésence de la pub dans l’espace public, des militants s'organisent : la nuit venue, ils éteignent les vitrines des magasins et recouvrent les panneaux publicitaires de messages poétiques. 

Samedi 12 octobre, une vingtaine de personnes sont réunies devant la place de l'Opéra, à Paris, pour une opération commando d'un genre un peu particulier. Armé d'un manche à balai coiffé d’un crochet de cintre, Tanguy s'approche de la vitrine d’un grand magasin, et l'éteint d'un coup sec. Le petit groupe s'est réuni à l'occasion de la 11e édition du Jour de la Nuit, une opération nationale de "sensibilisation à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé" organisée par l'association Agir pour l'environnement. En cette occasion, d'autres organisations ont programmé des actions nocturnes, l'observation de la nature, ou des extinctions d'enseignes et des recouvrement de dispositifs publicitaires, comme le groupe Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P), que j'ai rejoint ce soir. Cette mobilisation a été poétiquement baptisée "Rallumons les étoiles, éteignons les publicités". 
Sensibiliser à la pollution lumineuse 
Avant de passer à une autre vitrine, Thomas, l’un des deux salariés de l’association R.A.P depuis 10 ans, nous met en garde : "Il se peut que la police vienne vous ennuyer. Vous risquez soit une interpellation, qui dure environ 4h, soit une garde à vue, là c’est jusqu’à 24h". Il nous laisse son numéro de portable, "en cas de problème". Nous voilà prévenus. Cependant, "rien d’illégal" dans ces actions, souligne Tanguy. Le petit groupe éteint des vitrines ou recouvre des publicités, mais ne les dégrade pas. D’autant moins illégal que les enseignes des magasins doivent être éteintes d’1h à 6h du matin et leur vitrine d’1h à 7h du matin, une règle qui n'est pas toujours respectée. 

 Née il y 25 ans, l'association R.A.P, qui compte plus de 600 adhérents dans toute la France, réclame une législation encore plus stricte : elle souhaite que les commerces éteignent leurs lumières dès qu'ils ferment. 22h. Le groupe s’avance vers un kiosque à journaux, recouvert comme la plupart des kiosques de la capitale de publicités rétroéclairées pour des produits cosmétiques, des médias, des chaines de prêt-à-porter… Et même parfois d'écrans numériques sur lesquels défilent des réclames en continu. Tanguy nous explique alors la technique du "recouvrement", assez simple (même si elle nécessite parfois d'avoir recours à la courte échelle) : en quelques minutes, il tapisse un écran d’une grande bâche noire, découpée pour laisser apparaître des messages, comme "La pub nuit jour et nuit" ou encore "zéro watt pour la pub". Le sur-éclairage nocturne affecte en effet la faune citadine comme les oiseaux, les insectes ou encore les chauves-souris. Ce phénomène occasionne aussi chez l’humain des troubles du sommeil. Afin de sensibiliser les commerçants, le groupe colle également des tracts sur les publicités bâchées et les vitrines éteintes. 
www.wedemain.fr

jeudi 17 octobre 2019

L'EMPREINTE ÉCOLOGIQUE

Viande, avion, téléphone, banque : j'ai calculé mon empreinte carbone
Vous souhaitez mesurer les émissions de gaz à effet de serre liées à votre mode de vie ? Des outils en ligne, comme la plateforme MicMac, permettent de faire son bilan carbone annuel et personnel en quelques clics. We Demain s'est prêté au jeu. 

 Quelle est mon empreinte carbone globale ? Comme vous peut-être, je me suis posé la question, par curiosité et pour essayer de la réduire. L'idée s'est aussi transformée en petit défi entre collègues, notamment avec Sofia, journaliste à We Demain, qui a un mode de vie un peu différent du mien. Je circule en vélo, mais je mange de la viande régulièrement. Sofia, elle, est végétarienne, mais a beaucoup voyagé en avion à l'étranger récemment...

Nous avons donc cherché un outil en ligne pour comparer notre bilan carbone annuel. Il en existe plusieurs, mais nous avons choisi MicMac, développé par l’association étudiante Avenir Climatique, car il propose un test rapide (5-10 minutes), précis et facile à réaliser.

Pour ce calcul, le site s'appuie sur des sources de référence : principalement le bilan GES de l'Ademe, mais également le site du ministère de l'Ecologie  et d’autres comme Jechange.fr, qui évalue l'empreinte carbone du KWH d’électricité en fonction du fournisseur.
Les résultats sont répartis en 6 catégories : logement, transports, alimentation, biens et services, finance et service public. Cette dernière catégorie, qui rassemble les services de l'Etat (santé, routes, éducation, justice,...), garde la même valeur (350 kg) pour tout le monde. 
Noas résultats ont été très proches.Nos deux empreintes sont finalement quasi identiques, mais nos points faibles ne sont pas les mêmes. Enfin, pour deux jeunes travailleurs (21 et 25 ans), les émissions liées aux biens et services (téléphone, forfait mobile, internet, vêtement, électroménager...) et aux finances (services bancaires) restent globalement faibles par rapport au reste de nos consommations.

Objectif : 500 kg équivalent carbone par an
Globalement, nous sommes en dessous de la moyenne nationale, mais encore loin des objectifs fixés pour 2050 : descendre à 500 kg équivalents carbone par an. Grâce aux détails de notre consommation, nous ciblons les aspects que nous devons modifier.

Sofia a prévu de limiter ses trajets en avion l'année à venir. Ma transition passera par une consommation alimentaire plus locale, bio, en réduisant la viande jusqu’à la faire disparaître totalement de mon assiette.

Vous aussi, vous avez envie de calculer votre empreinte carbone ? Sachez qu’il est possible de faire son bilan individuel, mais aussi collectif. Pour les écoles et les entreprises, Avenir Climatique a créé Carbone Campus : une formation sur 1 ou 2 journées pour faire son bilan et construire un plan pour la réduire. 
 www.wedemain.fr/
 


jeudi 26 septembre 2019

UNE FRANÇAISE EN LUTTE!

Iris Duquesne est-elle la Greta Thunberg française ? À 16 ans, cette Bordelaise installée avec ses parents en Californie vient en tous cas de participer à une action inédite. Avec 15 autres jeunes, dont l'icône suédoise, elle a déposé lundi 23 septembre une plainte contre cinq Etats pour inaction face au dérèglement climatique

Depuis 2014, un protocole de la convention de l'ONU sur les droits de l'enfant leur permet de porter plainte devant un comité de l'organisation internationale s'ils estiment que leurs droits sont bafoués, leurs droits à la santé par exemple.
 
La plainte vise précisément la France, l'Allemagne, l'Argentine, le Brésil et la Turquie, cinq États influents qui ont signé ce protocole. Elle a été déposée avec l'aide active du cabinet international d'avocats Hausfeld. L'Unicef soutient aussi cette action.
 
À court terme, il n'est pas évident qu'elle ait des effets directs. Un comité composé de 18 experts doit d'abord enquêter sur les violations présumées, puis faire des "recommandations" aux États visés. Mais le recours, qui n'a pas manqué d'irriter le gouvernement français, a déjà une forte portée médiatique et symbolique. Il pourrait, à long terme, établir un lien entre droits de l'Homme et changement climatique. 
 
Depuis New York, où se tenait lundi le sommet de l'ONU sur le climat, Iris Duquesne revient pour We Demain sur son engagement et cette action. 
 
 We Demain : Comment est né votre engagement écologique ?

Iris Duquesne : En France déjà, je m’intéressais beaucoup à ces questions. Mes parents, informaticiens, m’ont toujours incitée à recycler, à marcher plutôt qu’à prendre la voiture. Les médias m’ont aussi sensibilisée, ainsi que l’école. Mais je ne savais pas trop comment agir. Je réduisais ma consommation de viande, j’en parlais autour de moi...

Puis quand nous nous sommes installés près de San Francisco, il y a un an, j’ai eu envie de m’engager car on y parlait encore moins d’écologie qu’en France. J’ai donc rejoins l’association Heirs to our oceans, qui lutte contre la pollution des mers. Et il se trouve que le cabinet d’avocat qui a lancé l’action en justice, Hausfeld, a pris contact avec cette association car il cherchait des jeunes Français prêts à s’engager. Quand ils m’ont proposé de le faire, j’ai tout de suite dit oui.
 
Pourquoi avoir choisi de lancer cette action qui vise les États ? Et notamment la France, qui n’est pas forcément le plus gros pollueur ?

J’ai rejoins cette action car elle est pour moi une opportunité de m’engager de manière forte et parce que je trouve que la jeune génération n’est pas assez entendue, alors qu’elle est concernée au premier plan. La France, certes, n’est pas le plus gros pollueur. Elle a fait déjà beaucoup par rapport à d’autres pays, mais elle peut faire encore mieux, suivre la voie de la Finlande, de la Suède par exemple, pour atteindre la neutralité carbone ou réduire davantage l’usage du plastique.
  Lire la suite sur .... www.wedemain.fr
 
 

lundi 23 septembre 2019

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Faut-il craindre les pires scénarios?


Alors que l’ONU réunit ce lundi à New York un sommet spécial, les climatologues dressent le portrait de deux planètes différentes en fonction des actions de lutte contre les gaz à effet de serre. Le pire fait froid dans le dos.
à lire sur .... http://www.leparisien.fr

LE VÉLO EN ESSOR


Le vélo en plein essor : près de 2 Français sur 5 l’utilisent dans leur quotidien

Le vélo séduit de plus en plus, comme l’indique une étude de l’Union sports et cycles que nous révélons. Une pratique plus seulement réservée à des «écolos bobos».


Sans klaxon ni pot d'échappement pétaradant, les vélos ont presque discrètement envahi les rues et les routes de l'Hexagone. Au global, un Français sur cinq vivant dans une grande ville (plus de 100 000 habitants) pédale pour son trajet domicile-travail, selon une étude Union sports et cycle. « Ils se nomment entre eux les vélotafeurs, une façon de se donner une étiquette, de faire communauté », note l'ethnologue Noël Jouenne qui s'est intéressé à ce noyau dur de cyclistes. Plus largement, près de 2 Français sur 5 utilisent le vélo dans leur quotidien. La bicyclette est revenue dans la vie des Français au-delà des seules métropoles.

Beaucoup ne les ont pas vus venir. C'est le cas du maire de Montpellier (Hérault) : alors qu'il avait expliqué en novembre qu'il n'investissait pas dans des pistes cyclables « pour deux cyclistes », le mot d'ordre « Je suis un des deux » est devenu viral, et il s'est retrouvé avec plus de 1 500 Montpelliérains à vélo dans ses rues. Poussé à la roue, Philippe Saurel, l'édile PS, a promis de consacrer 10 millions d'euros à un ambitieux plan vélo. Autre signe que les bicyclettes sont bel et bien sorties des caves, la SNCF a été dépassée par l'ampleur du phénomène cet été. Faute de place pour leur petite reine de Belfort à Rouen en passant par Lyon, des touristes sont restés à quai, la compagnie ferroviaire a été lynchée sur les réseaux sociaux.

La grève, le déclic


Dernier signal, vendredi dernier, jour de grève des transports en Ile-de France, les biclous ont surgi dans la capitale et toute l'Ile-de-France. « Ce sera un déclic pour beaucoup d'utilisateurs occasionnels, comme après les grèves de 1995. Ils continueront à se déplacer en pédalant », prédit Olivier Schneider de la fédération des utilisateurs de bicyclette (FUB).
Ceux qui roulent à vélo au quotidien seraient tous des écolos convaincus ? Pas sûr, nous apprend l'étude de l'Union Sports et cycles. « Bien sûr, pour chaque cycliste les motivations sont plurielles, mais notre étude met en évidence que la première raison pour remonter sur selle est un argument santé », précise ainsi Virgile Caillet, délégué général cette organisation professionnelle
Le vélo remplace en fait l'aérobic. Parmi cette catégorie de Français qui enfourchent leur biclou pour emmener les enfants à l'école ou encore pour faire leurs courses, plus de 6 sur 10 le font avant tout pour pratiquer une activité physique régulière. « Le second profil type est celui des vélo-lovers, des hédonistes qui pédalent pour le plaisir », signale Virgile Caillet. Autre type de cycliste, surtout représentées dans les villes très congestionnées celui-là : le pragmatique, celui pour qui se déplacer à vélo permet de maîtriser son temps de trajet mieux que l'automobile ou les RER parfois en panne. C'est l'argument avancé par 42 % des urbains actifs. Selon notre test cet été, relier la place de Nation à la Concorde à Paris prend trois fois plus de temps en voiture qu'à vélo.

47,3 millions d'euros pour 150 projets


Mais cela suffit-il à expliquer l'engouement massif des pelotons, de plus en plus importants sur les routes de France? On assiste à un « alignement des planètes », répond Olivier Schneider. D'une part les vélos à assistance électrique (VAE) permettent notamment en milieu rural ou périurbain d'aller plus loin, d'affronter des côtes trop ardues ou simplement d'arriver sans transpirer au boulot. Par ailleurs, les efforts sur les infrastructures commencent à payer : « Quand il y a une piste cyclable, personne ne l'utilise, parce que dès qu'on en sort, on se sent en danger. En revanche, quand il y a un réseau, on commence à rouler sereinement », décrit le président de la FUB.
 Et ce n'est pas fini, pour continuer à sécuriser les trajets en selle, la ministre de l'Écologie, Élisabeth Borne vient de distribuer une enveloppe de 47,3 millions d'euros pour plus de 150 projets. Y compris à des élus de zones rurales qui les réclamaient. Il y a un an tout juste pourtant les maires ruraux réunis en congrès avaient sifflé ce même plan vélo. Quand on vous dit que la petite reine a passé la vitesse supérieure.
 source: http://www.leparisien.fr

mercredi 15 mai 2019

SAUVÉS PAR L'ÉCOLOGIE?


Ecologie : pourquoi la technologie ne nous sauvera pas ?

écouter le podcast:

Face à un "techno-solutionnisme" omniprésent et aux "thurifaires de la technique " qui promettent de sauver la planète par la technologie, Philippe Bihouix nous rappelle la réalité bien matérielle et consommatrice du numérique et des nouvelles technologies.
Réchauffement climatique, pollution… Pourquoi le progrès ne nous sauvera-t-il pas ? L’ingénieur Philippe Bihouix, auteur de L'Âge des low tech. Vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, 2014) et du Désastre de l'école numérique (seuil, 2016), revient avec Le Bonheur était pour demain (Seuil, 2019). 
Constituées en dix promenades rousseauistes, ces rêveries d’un ingénieur solitaire reviennent sur la promesse des scientifiques - une promesse devenue croyance politique - d’un progrès qui sauverait l’humanité en repoussant les limites du possible, par des technologies capables de corriger les erreurs humaines et d’inventer un monde  de bonheur pour tous.


Pour réussir notre transition écologique, il faudrait abandonner un certain nombre de croyances, ce qui semble plus facile à dire qu'à faire dans un monde habitué à l’idée que la technologie et la géo-ingénierie, qui sont pour beaucoup dans l'état actuel de la planète, pourraient aussi la sauver.
Il s’agirait donc d'abord de « réparer » le monde plutôt que de le changer, d'agir à la source et de faire preuve de sobriété dans les solutions recherchées, à l'inverse, donc, des promesses spectaculaires des ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs et même designers, qui redoublent parfois d'absurdité dans leurs inventions high tech prétendument destinées à une "croissance verte".
Non gratuité et matérialité d'internet, limites du recyclage et des alternatives citoyennes (auxquelles il ne faut pas pour autant renoncer)... Dans une société hyper-industrielle, contre la philosophie du progrès et le « technosolutionnisme », Philippe Bihouix rappelle les limites matérielles de l’utopie.

www.franceculture.fr 15-05-18

jeudi 25 avril 2019

LA FONTE DES GLACES AU GROENLAND

"Ça fait peur":  des chercheurs ont calculé la fonte des glaces au Groenland depuis 1972


En 2019, mesurer la fonte des glaces au Groenland ou en Antarctique est un exercice relativement précis. Pour y parvenir, les scientifiques s'appuient sur un arsenal de satellites, de stations météo et de modèles climatiques sophistiqués. Dans une étude parue dans les comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), lundi 22 avril, des chercheurs ont recalculé la perte de glaces depuis 1972, date de la mise en orbite des premiers satellites Landsat ayant photographié régulièrement le Groenland.

"Remonter dans le temps"

Les glaciologues disposent de trois méthodes pour mesurer la fonte glaciaire. Des satellites mesurent tout simplement l'altitude (et ses variations) grâce à un laser : si un glacier fond, le satellite voit son altitude baisser. Une seconde technique consiste depuis 2002, grâce à des satellites de la Nasa, à mesurer les variations de gravité terrestre : les montagnes ne bougeant (presque) pas, ce sont les mouvements et transformations de l'eau qui les expliquent. Enfin, les scientifiques ont développé des modèles dits de bilan de masse : ils comparent ce qui s'accumule sur le Groenland (pluie, neige) à ce qui en sort (rivières de glace), et calculent ainsi ce qui reste. Ces modèles, confirmés avec des mesures de terrain, sont devenus très fiables depuis le milieu des années 2000. Elles sont de l'ordre de 5 à 7% de marge d'erreur, contre 100% il y a quelques décennies.
L'équipe a utilisé ces modèles pour "remonter dans le temps" et reconstruire en détails où en était la glace du Groenland dans les années 1970 et 1980. Le peu de données dont ils disposaient pour cette période (photos satellites de moyenne résolution, photos aériennes, carottages de neige et autres observations de terrain) a permis d'affiner le modèle. "On a ajouté un petit morceau d'histoire qui n'existait pas", détaille Eric Rignot.

La glace fond six fois plus vite aujourd'hui

Résultat : dans les années 1970, le Groenland a gagné 47 gigatonnes de glace par an en moyenne, avant d'en perdre un volume équivalent dans les années 1980. La fonte continue à ce rythme dans les années 1990, avant une accélération forte à partir des années 2000 (187 Gt/an) et surtout depuis 2010 (286 Gt/an). Ce qui signifie que la glace y fond six fois plus vite aujourd'hui que dans les années 1980, estiment les chercheurs. Rien que les glaciers du Groenland auraient contribué à faire monter le niveau des océans de 13,7 millimètres depuis 1972.
Comme un travail similaire de la même équipe pour l'Antarctique, la nouvelle étude offre un contexte plus long à la fonte rapide observée au Groenland ces dernières années. "La fonte glaciaire observée depuis huit ans est équivalente à celle des quatre décennies précédentes", résume Amber Leeson, de l'Université de Lancaster.
source:  www.francetvinfo.fr

mardi 12 mars 2019

DÉBATS SUR LE CLIMAT


Alors que se prépare une «grève mondiale pour le climat» des jeunes ce vendredi 15 mars, le ministre de l’Éducation nationale veut organiser des débats sur l’environnement le même jour dans tous les lycées.
Des débats sur l’environnement se dérouleront ce vendredi dans «tous les lycées de France», de 16h à 18h. C’est ce qu’a annoncé sur LCI le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, avant de préciser que l’organisation de cette journée était en discussion avec les différents recteurs d’académies. «Il s’agit de manifester l’importance de ce sujet», et de «travailler à des choses concrètes que l’on peut proposer pour que les lycéens eux-mêmes s’engagent», a-t-il expliqué. «Dans cette ambiance “grand débat” dans laquelle nous sommes, on aura ainsi une participation très forte des lycéens à cet enjeu environnemental», a-t-il dit.
Cette initiative du ministère de l’Éducation nationale serait «plutôt une bonne chose» selon Hugo Viel, membre de Youth for climate France, qui se félicite qu’on se décide à parler sérieusement du réchauffement climatique dans les lycées. L’association regrette toutefois des débats organisés «à la va-vite, uniquement en réaction à la mobilisation à venir».
En effet, la date choisie par le gouvernement correspond à celle de la grève mondiale pour le climat, organisée à l’appel de la très jeune suédoise Greta Thunberg. À Bordeaux, Lille, Nice, Marseille, Lyon ou encore Cherbourg , de nombreux jeunes ont prévu de ne pas aller en cours pour se rassembler dans la rue et appeler le gouvernement français à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique. Galvanisés par la venue de Greta Thunberg à Paris le 22 février, les jeunes Français préparent le 15 mars depuis plusieurs semaines en se retrouvant déjà chaque vendredi armés de pancartes et de porte-voix. En Belgique, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne, cela fait également plusieurs mois que les jeunes défilent dans la rue chaque semaine.

Je vous avais parlé de l'empreinte écologique. Voilà: c'est une mesure de la pression qu'exerce l'homme sur la nature. C'est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour satisfaire ses besoins. Clique ici pour calculer ton empreinte écologique: 
http://www.cite-sciences.fr/archives/francais/ala_cite/expo/tempo/planete/portail/labo/empreinteeco.swf