Les mesures pour lutter contre les violences scolaires
Des
portiques munis de caméras à reconnaissance faciale pour distinguer les
intrus des élèves d’un lycée? Du côté du ministère de l’Education
nationale, on avait refusé en principe. Mais le Ministre parlait de pragmatisme pour lutter contre les violences scolaires.
Et la vidéosurveillance finalement n’échappe pas à ce principe. En novembre, il avait
annoncé au micro de RMC le début de discussions avec la Commission
nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour faciliter
l’installation de caméras dans les établissements. Aujourd'hui cette pratique sera testée dans deux lycées de la région PACA où des caméras ont été installées.
Aujourd’hui, la Cnil
considère qu’il est exclu, sauf cas exceptionnel, de filmer la cour de
récréation, le préau ou la cantine pendant les heures de cours. « Les
élèves comme les enseignants et les autres personnels de l’établissement
ont droit au respect de leur vie privée », justifie-t-elle.
La vidéosurveillance fait bien partie des points
examinés par les personnalités en charge d’un rapport qui doit guider le
futur plan contre les violences scolaires. Mais l’annonce de ce
dernier, lancé en octobre dans la foulée du braquage d’une professeure
du lycée Edouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne) avec une arme factice,
a été ajournée pour la troisième fois de suite en janvier.
Les raisons de ce nouveau report ? Des tensions entre les ministères en charge du dossier sur des mesures sensibles comme la suppression des allocations familiales
aux parents d’enfants violents. L’entourage du ministre pointe aussi
des problèmes de calendrier, avec le début de l’examen de la loi pour
une école de la confiance par l’Assemblée nationale à partir de lundi,
ou encore l’arrivée d’un nouveau secrétaire d’Etat en charge de la
protection de l’enfance, Adrien Taquet.
