Faut-il booster le cerveau des CP ?
Basées sur les neurosciences, les pédagogies numériques, chères au ministre Blanquer, sont expérimentées depuis 2017 sur 2 000 d’enfants pour améliorer le calcul et l’écriture. Elles sont aussi très critiquées par les professionnels de l’éducation.
Le cerveau d’un enfant est-il semblable à des circuits
informatiques dont on pourrait contrôler, voire modifier les
connectiques afin d’en améliorer les capacités ?
C’est ce que pense le neuroscientifique Stanislas Dehaene, directeur de recherche de l’Insitut public NeuroSpin, mais aussi Président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, créé en 2018 par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et chargé d’introduire les neurosciences à l’école : "Les enfants sont des super-ordinateurs, donnons-leur les données dont ils ont besoin", expliquait le chercheur à l’automne 2018 dans La Tribune.
C’est ce que pense le neuroscientifique Stanislas Dehaene, directeur de recherche de l’Insitut public NeuroSpin, mais aussi Président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, créé en 2018 par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et chargé d’introduire les neurosciences à l’école : "Les enfants sont des super-ordinateurs, donnons-leur les données dont ils ont besoin", expliquait le chercheur à l’automne 2018 dans La Tribune.
Après avoir étudié le cerveau d’enfants volontaires afin de mieux
comprendre les interactions de leurs neurones, l’équipe de NeuroSpin a
élaboré des jeux pédagogiques sur tablette destinés à améliorer
l’apprentissage de la lecture ou des maths.
Depuis 2017, avec ELAN (2017/2018) et LUDO (2018/2019), près de 1 000 élèves de CP, puis environ 1 000 élèves de grande section en maternelle des académies de Nice et de Poitiers, expérimentent ou ont expérimenté ces jeux. Munis de tablettes, les enfants ont participé chaque semaine, en complément de leurs cours habituels, à trois séances de jeu de 20 minutes.
Depuis 2017, avec ELAN (2017/2018) et LUDO (2018/2019), près de 1 000 élèves de CP, puis environ 1 000 élèves de grande section en maternelle des académies de Nice et de Poitiers, expérimentent ou ont expérimenté ces jeux. Munis de tablettes, les enfants ont participé chaque semaine, en complément de leurs cours habituels, à trois séances de jeu de 20 minutes.
ELAN, à la fois visuel, sonore et tactile
Le jeu permettrait de renforcer les connexions entre ce que l’enfant
voit et ce qu’il entend. Grâce à ces exercices, le système auditif est
censé améliorer sa capacité à identifier les phonèmes.
Pour Cassandra Potier- Watkins, ingénieure au sein de l’unité de neurosciences cognitives de NeuroSpin, il s’agit d’automatiser un processus naturel.
Pour Cassandra Potier- Watkins, ingénieure au sein de l’unité de neurosciences cognitives de NeuroSpin, il s’agit d’automatiser un processus naturel.
L’Attrape-Nombres, gémeau de Tetris
Les joueurs de L’Attrape-Nombres évoluent à travers plusieurs niveaux de
difficultés. Là encore, le jeu est à la fois visuel, tactile et
auditif. Il vise à améliorer le travail du cortex visuel et auditif
(chargé de reconnaître les nombres) ainsi que les connexions avec les
aires pariétales du cerveau qui "gèrent le traitement des quantités",
poursuit la scientifique.
D'après: www.wedemain.fr
