Liberté
de presse? Liberté de pensée? De croire ou de ne pas croire? Est-ce
possible?
Un
professeur d’histoire-géographie qui avait donné un cours sur la
liberté de la presse en montrant notamment des caricatures de
Mahomet, a
été décapité dans les Yvelines, département
de la grande couronne de la région Ile-de-France.Ce
professeur était la cible de menaces depuis une dizaine de jours
après avoir mené dans une classe de 4e un cours d’expression
libre sur les caricatures de Mahomet, republié par Charlie
Hebdo à
l’occasion de l’ouverture du procès sur les attentats de
janvier 2015. « Un de nos concitoyens a été assassiné
parce qu’il apprenait à des élèves la liberté d’expression,
la liberté de croire ou ne pas croire », a déclaré Emmanuel
Macron, dans une brève allocution, évoquant les « pressions »
reçues par la proviseur après ce cours. “Il
n’y a pas de hasard si, ce soir, c’est un enseignant que ce
terroriste a abattu, parce qu’il a voulu abattre la République
dans ses valeurs, les Lumières, la possibilité de faire de nos
enfants, d’où qu’ils viennent, qu’ils croient ou qu’ils ne
croient pas, quelle que soit leur religion, d’en faire des citoyens
libres”, a affirme le chef de l’État.
De
même, d’autres personnalités syndicales liées à l’Éducation
ont tenu à insister sur l’importance symbolique de l’attaque
survenue ce vendredi. “L’école est et doit rester le lieu de la
réflexion, de la construction de l’esprit critique et de la
rationalité pour l’émancipation de toutes et tous”
“La
liberté d’expression doit rester un droit fondamental en France.
La caricature est un genre que l’on étudie”, a complété sur
franceinfo la secrétaire générale du syndicat Frédérique Rolet.
“L’école est le lieu de la construction de l’esprit critique”,
insiste-t-elle.
Voilà l'information de l'attentat contre le magazine satyrique Charlie Hebdo qui a eu lieu en janvier 2015