Affichage des articles dont le libellé est internet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est internet. Afficher tous les articles

jeudi 13 février 2020

CORONAVIRUS: UNE ÉPIDEMIE DE FAKE NEWS?

Écoutez cette émission de France Culture pour éclairer nos informations sur ce sujet!



Suivez ici la transcription

lundi 25 novembre 2019

ILLECTRONISME: VOYAGE DANS UNE FRANCE MISE SUR LA TOUCHE

C’est le nouvel illettrisme et il touche un quart des habitants de notre “start-up nation”. Ce qui n’est pas sans poser problème quand l’objectif de l’état est de dématérialiser un maximum de démarches administratives d’ici à 2022.

"La mairie ne donne plus d’informations par affichage. Il faut aller sur le site. Le souci, c’est qu’un grand nombre d’habitants ne se sert pas d’internet. Du coup, ils ne sont par exemple pas informés du passage des poubelles : ça devient un problème." Michèle habite à Audrieu, une bourgade de 1016 habitants située à 18 kilomètres de Caen.

Si cette retraitée de l’Éducation nationale parvient, en multipliant les formations, à se "débrouiller" avec la chose informatique, ses voisins, un chauffeur routier, une mère de quatre enfants dont le mari est handicapé, un couple de retraités, n’ont pas intégré le numérique à leur vie quotidienne. Pas plus d’ailleurs que son époux, médecin à la retraite, totalement réfractaire aux nouvelles technologies : "Comme il n’a aucune confiance dans ce qui est dématérialisé, on est obligé d’aller à la perception pour vérifier que la déclaration de revenus que j’ai faite en ligne ne comporte pas d’erreurs !" 

Michèle, Pierre, leurs voisins, font, selon une étude CSA Research, partie des 25 % de Français souffrant d’illectronisme, à savoir la difficulté ou impossibilité d’accès aux outils numériques. L’illectronisme ou nouvel illettrisme des start-up nations dans lesquelles savoir se connecter est un prérequis indispensable pour accéder à ses droits sociaux, renouveler des papiers d’identité, déclarer ses impôts, postuler pour un emploi mais aussi consommer au meilleur prix, réserver un billet de train (depuis peu la SNCF propose de le faire via Messenger). Et tout simplement se sentir relié à l’ensemble de la communauté.
Pour Pierre non plus, surfer sur le Net n’équivaut pas à naviguer sur un long fleuve tranquille. Mais comme Michèle, cet artiste peintre vivant à Lioux-les- Monges, dans la Creuse, tente de s’y retrouver entre identifiants, mots de passe, mises à jour, cookies et autres pièges de la planète digitale. Hormis le médecin, les 56 habitants de son village, pourtant raccordé depuis peu à la  fibre, ne connaissent pas ses angoisses : ils n’utilisent pas internet.

OBJECTIF 2022


Selon l’enquête CSA Research réalisée en 2018 à la demande du Syndicat de la presse sociale (SPS), bien qu’équipés (88 % de nos concitoyens possèdent un ordinateur, tablette, smartphone...), nombreux sont les Français à ne pas être à l’aise avec la technologie digitale. 16 % ne surfent jamais sur le web et 32 %, tous pro ls et catégories sociales confondus, font partie des "abandonnistes", ces internautes renonçant régulièrement à une démarche en ligne.

"L’État a, de façon un peu brutale, décidé de dématérialiser le quotidien, avec l’idée que tout le monde est à l’aise avec le numérique. Ce qui est faux, commente Philippe Marchal, président du SPS. On se doutait que les seniors n’étaient pas les plus habiles en la matière, mais les résultats de l’étude montrent que toutes les strates de la société sont concernées, jeunes compris." 

"Lorsque j’emmène mes élèves en salle d’enseignement général et professionnel adapté [destiné aux élèves en difficulté scolaire, ndlr], je vois la plupart d’entre eux déconcertés par des consignes aussi simples qu’ouvrir un navigateur, explique dans une tribune au quotidien Libération, du 21 novembre 2018, Rachid Zerrouki, professeur en Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) à Marseille.

J’ai de sérieux doutes sur le fait que le maniement des outils numériques soit chez eux une consigne innée. Mes élèves jouent à Fortnite et publient des statuts sur Facebook ou des stories sur Snapchat, mais quand il s’agit de faire un usage éducatif de l’outil numérique [type recherches en ligne, ndlr], ils redeviennent ces êtres chétifs et impuissants qu’ils sont devant un livre ou un cahier." Michèle fait le même constat.
"Mes petits-enfants ne répondent pas à mes e-mails. Pas plus qu’ils ne consultent un dictionnaire, ils ne savent pas se servir d’internet comme un outil." Selon l’enquête CSA, plus de la moitié de ceux qui sont en délicatesse avec clavier et souris voient "leurs activités limitées" et se sentent "en décalage avec leur environnement". Un sentiment de solitude, de honte parfois, proche de celui que peuvent éprouver ceux qui ne savent ni lire ni écrire. 
Qui dit "digital native" ne dit pas forcément geek.

 www.wedemain.fr

lundi 23 septembre 2019

L'OBSCUR BUSINESS DES DONNÉES PERSONNELLES

En continuant avec le sujet traité de l'identité numérique, voilà cette vidéo qui nous montre que nos interventions sur internet sont aussi la poule aux oeufs d'or pour certaines entreprises! Quel sont les dangers? Quel sont les enjeux?
L’obscur business des données personnelles

L'IDENTITÉ NUMÉRIQUE


Les utilisateurs au coeur du web 2.0

Avec la prolifération des blogs et wikis, la multiplication des réseaux sociaux et l’explosion du trafic sur les plateformes d’échanges, les contenus générés par les utilisateurs prennent une place toujours plus importante dans notre consommation quotidienne de l’internet. Tous ces contenus laissent des traces sur les sites qui les hébergent et dans les index des moteurs de recherche, ils sont également systématiquement rattachés à un auteur. De plus, la notoriété numérique des individus ainsi que sa valorisation (monétisation de l’audience, de l’expertise…) va rapidement amener les internautes (consomm’auteurs et consomm’acteurs) à se soucier de leur identité numérique.

De la volatilité de l’identité numérique

L’identité numérique d’un individu est composée de données formelles (coordonnées, certificats…) et informelles (commentaires, notes, billets, photos…). Toutes ces bribes d’information composent une identité numérique plus globale qui caractérise un individu, sa personnalité, son entourage et ses habitudes. Ces petits bouts d’identité fonctionnent comme des gènes : ils composent l’ADN numérique d’un individu.


Gérer son identité numérique veut dire surveiller l’utilisation de chacune des ces bribes d’information, cette tâche est complexe surtout pour un individu qui souhaite exploiter l’internet comme une vitrine. Nous allons donc progressivement devoir acquérir une vision à 360° de toutes les traces que nous laissons au quotidien de manière à maitriser l’image que l’on donne de nous même.

Les différentes facettes de l’identité numérique

Comme nous venons de le voir, notre identité numérique est composée de nombreuses informations (ou traces) qui peuvent être regroupées en facettes :
  • Les coordonnées, c’est à dire tous les moyens numériques qui permettent de joindre un individu (email, messagerie instantanée, N° de téléphone), de l’identifier (fichier FOAF ou hCard) ou de le localiser (Adresse IP) ;
  • Les certificats qui sont délivrés par des organismes (Certinomis, Thawte…), des services (OpenID, ClaimID, Naimz ou des logiciels (CardSpace) afin d’authentifier un utilisateur ;
  • Les contenus publiés à partir d’outils d’expression qui permettent de prendre la parole : blog, podcast, videocast, portail de journalisme citoyen (Agoravox, Wikio…) ;
  • Les contenus partagés à l’aide d’outils de publication : photos (FlickR), vidéos (YouTube, Dailymotion…), musique (Radio.blog.Club) ou liens (del.icio.us) ;
  • Les avis sur des produits (U.lik, CrowdStorm, iNods…), des services, des prestations (ex. voyages avec TravelPost) ou même information (Digg) ;
  • Les hobbies qui sont partagés par les passionnés sur des réseaux sociaux de niche (Boompa pour l’automobile, Cork’d pour le vin, BakeSpace pour la cuisine…).
  • Les achats réalisés chez des meta-marchands (comme Amazon ou eBay), avec des systèmes de paiement (comme Paypal ou Google Checkout) ou de programmes de points de fidélité (comme S’Miles ou Maximiles) qui permettent de modéliser les habitudes de consommation ;
  • La connaissance diffusée au travers d’encyclopédies collaboratives (Wikipedia), de plateforme de FAQ collaborative (comme Yahoo! Answers ou Google Answers) ou de sites de bricoleurs (Instructables) ;
  • Les portails (Monster, WetFeet…) et réseaux sociaux (LinkedIn, Xing…) qui servent à donner de la visibilité à sa profession ;
  • Les services qui gèrent la notoriété d’un individu (Technorati, Cymfony…), sa fiabilité (Biz360) et sa réputation (RapLeaf, iKarma, ReputationDefender…) ;
  • Les services de rencontre (Meetic, Friendster…) et de fédération d’individus en audiences homogènes (MySpace, MyBlogLog…) ;
  • Les jeux en ligne (World of Warcraft, Everquest…), les univers virtuels (SecondLife, There, Habbo Hotel…) et les services en ligne (SitePal, Gravatar) qui permettent d’afficher un avatar.
C’est en participant à tous ces services et outils qu’un individu alimente petit à petit toutes les facettes de son identité numérique. La majeure partie des utilisateurs ne mesure pas encore la complexité de la gestion de l’identité numérique, et ceci pour deux raisons :
  • les occasions de laisser des traces sont de plus en plus nombreuses ;
  • les moteurs de recherche conservent chacune des ces traces pendant de nombreuses années.
Voilà donc très certainement quel sera le prochain défi à relever pour les utilisateurs de l’internet : prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas ternir l’image d’eux-mêmes (leur identité, leur double numérique) qu’ils sont progressivement en train de construire.

vendredi 28 octobre 2016

LES NOUVELLES RENCONTRES

Les histoires d'amour ne commencent pas sur internet, en géneral
Même si la croyance se répand que les sites de rencontres amoureuses sont devenus un moyen privilégié de trouver l’âme sœur. Une enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED), publiée mercredi 10 février, fournit les premières statistiques fiables sur l’amour en ligne en France. Le phénomène est ainsi ramené à ses justes proportions.
Selon cette enquête, le chiffre des inscrits sur un site de rencontres grimpe jusqu'au 18 % en incluant l’usage des 18-25 ans. Les utilisateurs y nouent surtout des relations éphémères (sauf pour les couples homosexuels, qui y trouvent souvent des partenaires durables). Parmi les personnes ayant connu leur conjoint actuel récemment, c’est-à-dire entre 2005 et 2013, moins de 9 % l’ont rencontré par le biais d’un site.

Pour trouver un conjoint, les sites arrivent en cinquième position derrière les classiques indémodables que restent le lieu de travail, les soirées entre amis, les lieux publics, et l’espace domestique (chez soi ou chez d’autres).
Parmi les personnes interrogées, 7 % disent avoir connu des relations « moins importantes » par ce biais, de nature amoureuse ou sexuelle. La rencontre numérique serait-elle par nature superficielle ? C’est plutôt que les protagonistes affichent plus clairement leurs intentions. « Il n’y a pas d’ambiguïté sur pourquoi on est là, ce qui facilite les rencontres amoureuses et sexuelles, explicite Mme Bergström, auteure de l'enquête. Ce sont aussi des rencontres discrètes, loin du regard de l’entourage. » Ce qui ne veut pas dire que des histoires d’amour durables ne peuvent pas y naître…
L’usage des sites s’est démocratisé : les utilisateurs ne sont plus seulement des cadres vivant en ville. Mais l’enquête révèle des usages très variables selon l’âge, le sexe et le profil des utilisateurs. Les jeunes y ont davantage recours (29 % des 26-30 ans se sont déjà inscrits), contre 12 % à 14 % des 40-50 ans.
« Il y a un effet de génération, commente Mme Bergström. Ce sont des personnes socialisées aux pratiques numériques. C’est aussi un effet d’âge : c’est parmi les jeunes que l’on compte le plus de célibataires. »
Les jeunes hommes y ont plus recours (36 % des jeunes hommes interrogés, contre 23 % des femmes), car ils se mettent en couple stable plus tard et sont donc à la recherche de partenaires. En revanche, la courbe s’inverse en faveur des femmes aux âges plus avancés, car elles sont plus nombreuses à vivre seules.

Bien qu’elle soit moins utilisatrice, c’est paradoxalement pour une population plus âgée, composée de personnes séparées ou divorcées, que les sites jouent un rôle de plus en plus important pour trouver un conjoint. Entre 2005 et 2013, 10 % des secondes unions résultent de rencontres en ligne, contre 5 % des premières unions. « Les jeunes sont aussi là pour flirter et mesurer leur attractivité, ils ont de nombreuses autres occasions de rencontres, explique Mme Bergström.
d'après Le Monde.fr