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dimanche 10 février 2019

NUIT DE LA SOLIDARITÉ

Nuit de la Solidarité: les femmes SDF au coeur de la seconde opération

SANS-ABRI - C'est la seconde édition de la Nuit de la Solidarité. Jeudi 7 février au soir, la Mairie de Paris a organisé le recensement des sans-abri de la capitale. Une opération qui s'inspire d'initiatives similaires à l'étranger. Et surtout, qui a permis en 2018 de mettre au jour la présence de nombreuses femmes dans la rue, auparavant peu visibles.
De 22h à 1h du matin, 1600 Parisiens bénévoles et 400 travailleurs sociaux volontaires ont participé au comptage des SDF. Ils ont quadrillé Paris par petites équipes pour dénombrer les personnes dormant à la rue, sauf les bois de Vincennes et Boulogne déjà répertoriés par les professionnels.
Le périmètre a été étendu à des interstices jusqu'ici inexplorés: les parcs et jardins, les talus du périphérique, les immeubles du bailleur Paris Habitat, de nouveaux parkings... En faisant attention aux femmes, qui ont tendance à se cacher davantage que les hommes.
En 2018, 3035 sans-abri avaient été recensés dans les rues de la capitale. Dont 12% de femmes. Selon L'Insee, en 2012, elles ne représentaient que 2% des sans-abri de l'agglomération parisienne. Des chiffres qui ne seraient a priori pas le reflet de la réalité, tant les femmes SDF sont discrètes, de peur d'être agressées, violées, discriminées en raison de leur sexe.
"Les demandes des femmes seules au 115 ont augmenté de 66% entre 2006 et 2016", avait expliqué à l'AFP Eric Piedra, de l'Armée du Salut, au moment de l'ouverture de la "Cité des Dames", un centre d'accueil dédié uniquement aux femmes sans-abri dans le 13e arrondissement de Paris le 1er décembre 2018. Il est depuis géré par l'Armée du Salut avec l'Association pour le développement de la santé des femmes (ADSF).

Depuis cette observation, la Mairie de Paris a ouvert des haltes et centres dédiés aux femmes. Le 12 décembre notamment ouvrait la Halte pour les femmes SDF, deux salles au coeur même de l'Hôtel de Ville consacrées à l'accueil de "femmes en situation d'errance".
"La rue est dure pour tous, mais pour les femmes c'est une violence supplémentaire et nous avons voulu leur offrir plus de possibilités d'accueil", avait expliqué la Maire de Paris Anne Hidalgo lors de son ouverture, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.



source:  www.huffingtonpost.fr

jeudi 18 octobre 2018

AIDER LES SANS-ABRIS

Educateur de rue et médiateur social de formation, Mathieu Noël a pour projet de mobiliser la communauté française afin de venir en aide aux sans-abris de Madrid. Vêtements chauds, repas et même coupes de cheveux, en anticipation de la "période de grand froid", l’expatrié français a entamé une course contre-la-montre en nouant le maximum de partenariat dans le but de mener sa vertueuse action.
"Je n’invente rien, car ça existe déjà dans d’autres pays, mais je me suis dit ‘pourquoi pas Madrid’ ". A travers un post Facebook, Mathieu Noël lance un appel à la communauté française de la capitale espagnole. Son projet : venir en aide aux sans-abris de Madrid car selon lui "chaque personne mérite d’être un minimum heureux". Derrière ce message en apparence naïf, une réelle volonté et une détermination de fer pour parvenir à ses fins. Idéalement, le projet s’articulera autour de trois actions : la distribution de vêtements (bonnets, gants, écharpes…) et de repas chauds et une idée plus singulière : des coupes de cheveux gratuites.

L’homme derrière le projet

"J’ai une formation d’éducateur spécialisé et de médiateur social. En France je travaillais dans ce secteur avant mon départ pour l’Espagne, à Malaga dans un premier temps où j’ai travaillé pour une association française", témoigne Mathieu en retraçant son parcours. Le Français n’en est visiblement pas à son premier coup d’essai. "On avait mis en place une maraude où l’on parcourait les rues afin de venir en aide aux plus démunis, des sans-abris en passant par les jeunes des quartiers. Je me suis dit 'pourquoi pas importer ce concept', ou du moins un projet similaire à Madrid". A son arrivée en capitale espagnole il y a 1 an et demi, il avait déjà tenté d’organiser une maraude, qui n’avait pu être menée à son terme faute d’agréments. "Je suis tombé pour mieux me relever", assure-t-il.

La mobilisation française

"Je suis actuellement en contact avec une personne du Consulat qui est emballée par le projet. Elle m’a aiguillé vers le SAMUR de Madrid et vers "La France ô si !", dont la présidente est également très intéressée". Telle une partie d’échec, l’expatrié français place minutieusement ses pions à travers ces différents partenariats. Un post Facebook est venu également renforcer cette dynamique. "J’ai eu énormément de sollicitations suite à ce message et de nombreuses personnes sont disposées à m’accompagner dans ce projet. On se retrouve via des réunions afin de partager nos idées", souligne-t-il. Initiative purement vertueuse et sans opportunisme, Mathieu estime tout de même avec humour que "cela peut permettre de redorer le blason des Français à Madrid".
source: lepetitjournal.com