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dimanche 27 septembre 2020

SEMAINE DE LA MODE À PARIS

Du 28 septembre au 6 octobre c'est la Semaine de la Mode à Paris. Avec ces activités on va rappeler le vocabulaire de ce monde.

Clique sur le lien et fais les activités:  Zoom sur les nouvelles tendances: Le monde de la mode, c'est plusieurs secteurs. Tu les connais ?  Lis les tendances du magazine Elle et retrouve le bon secteur.

samedi 7 mars 2020

LE PANTALON: OUTIL DE POUVOIR POUR LES FEMMES

Depuis le mouvement #MeToo, les débats sur la manière dont les femmes et les hommes abordent la dynamique du pouvoir dans leurs vies personnelles et professionnelles ne cessent d’être abordés, et ce, y compris en surface, dans leurs tenues vestimentaires.
À quelques jours du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, nous revenons sur l’un de ces vêtements, le pantalon, qui a particulièrement eu un rôle symbolique dans l’émancipation des femmes.

Look androgyne

Hors des podiums, la marque Ann Taylor a lancé il y a deux ans sa campagne Pants Are Power. Selon la maison de couture, elle “rend hommage à l’évolution du pantalon dans la mode mais aussi à ce vêtement en tant que symbole d’égalité pour les femmes”. La question “Qui porte la culotte dans le couple?” n’est donc plus simplement métaphorique.
L’acceptation sociale des femmes en pantalon est relativement récente (dans une société contrôlée par le patriarcat). On connaît bien sûr Jeanne d’Arc qui, en revêtant une armure comme moyen de dissuasion contre le viol, s’est travestie en homme et a fini sur le bûcher, en partie à cause de cela. En 1850, Amelia Bloomer, militante des droits des femmes, a popularisé le bloomer, pantalon ample, créé par Elizabeth Smith Miller, qui tombe jusqu’aux genoux ou aux chevilles. Au XX siècle, le port du pantalon par les femmes se limitait à certaines circonstances, comme les pantalons de cyclisme, explique Emma McClendon, conservatrice adjointe au Musée du Fashion Institute of Technology de New York. Dans les années 1920 et 1930, des stars comme Marlene Dietrich ont osé porter des tailleurs-pantalons aux premières de films (Dietrich était habillée par Gabrielle Chanel) et on disait de Katharine Hepburn que sa plus grande audace était de porter un pantalon.
Mais, en tant que stars, souligne Emma McClendon, ces deux femmes pouvaient se permettre d’adopter des looks androgynes sans véritables conséquences, tandis que les femmes ordinaires auraient été condamnées à une amende, conformément aux lois édictées par les hommes. En France, les femmes avaient besoin d’une autorisation pour “s’habiller comme un homme” dans le cadre professionnel, pour faire du vélo ou monter à cheval. Si la loi n’était pas appliquée depuis plus d’un siècle, elle n’a été abolie qu’en 2013. En 1939, à Los Angeles, une femme a été jetée en prison pour avoir porté un pantalon au tribunal, le juge le considérant comme une atteinte au bon déroulement de l’audience en cours. Le Congrès américain a interdit aux femmes de porter un pantalon au Sénat jusqu’à ce que la “révolte” de 1993 annule cette règle archaïque.

Des avancées ou pas

Il serait naïf de penser que les vêtements féminins n’obéissent à aucune règle aujourd’hui: en 2009, une femme soudanaise a été condamnée à une amende (mais a évité le fouet) pour avoir porté un pantalon vert, en violation des “lois sur la décence publique”. Une règle adoptée en 2017 pour les golfeuses professionnelles stipulait qu’elles pouvaient être condamnées à une amende pour le port de leggings. Certains considèrent d’ailleurs ces derniers comme un pantalon anti-pantalons, aussi oppressants que les corsets et les robes, selon un éditorialiste du New York Times dont la tribune “Le pantalon de yoga est mauvais pour les femmes” a déclenché une controverse. Voilà où on en est.
 Bien sûr, il y a eu des avancées politiques et vestimentaires. Levi’s, porte-drapeau américain du jean à travers l’image du cow-boy, a créé le Freedom-Alls il y a exactement un siècle, puis le Lady Levi’s.
“Apparu l’année de la victoire de 1918, le Freedom-Alls y fait référence dans son nom, tout en suggérant la libération du vestiaire féminin puisqu’il offrait aux femmes une nouvelle tenue une-pièce pour profiter de nouvelles activités de plein air comme la randonnée ou la conduite, ou pour faire le ménage”, explique Tracey Panek, historienne de Levi Strauss & Co.

Mannequins en pantalon

Dans le monde de la mode avec un grand M, Yves Saint Laurent est sans doute celui qui a le plus œuvré pour la libération du corps de la femme, jusqu’alors corseté dans des robes.
“Il a fallu attendre les années 1960 et 1970 pour constater une véritable rupture dans l’histoire de la mode féminine”, reprend Emma McClendon. “Yves Saint Laurent a énormément contribué à ouvrir la voie du pantalon aux femmes en leur permettant de le porter en toute occasion: smokings, tenues de soirée, tailleurs-pantalons-sahariennes pour les safaris… Il était révolutionnaire dans la mesure où il ne féminisait pas du tout ce vêtement, et qu’il a mis littéralement les femmes dans des tenues masculines, présentant différents archétypes de la masculinité et de la féminité.”
André Courrèges a lui aussi contribué à ce mouvement, avant même le smoking d’Yves Saint Laurent en 1966. Au printemps 1964, il habillait ses mannequins en pantalon et bottes à talons plats, et encourageait le port du pantalon au quotidien.
Des pionniers qui ont permis à la culture pop de donner naissance à des moments emblématiques: le look androgyne de Diane Keaton dans Annie Hall en 1977, ou Brooke Shields dans le spot publicitaire de la marque Calvin Klein en 1980.
“Les vêtements se sont érigés comme frontière pour l’activisme politique”, explique Emma McClendon, avant d’ajouter: “Nous sommes de plus en plus conscients de la dynamique du pouvoir qui leur est inhérente.”
Source:  www.huffingtonpost.fr

samedi 25 janvier 2020

VÊTEMENTS ET POLLUTION

La pollution est liée à nos vêtements, alors voilà 6 conseils pour limiter votre impact sur la planète
Sous le hastag #SauverLePrésent ces 4 medias: France Culture, Le Parisien, Konbini News et Usbek & Rica, font un rendez-vous mensuel pour dénoncer ou analyser certaines pratiques anti-écolos. Pour ce 5ème "rancard" on a exploré le gâchis que représente notre consommation de vêtements. L'industrie textile est très polluante: c'est le 5ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Voici quelques gestes simples pour que notre garde-robe soit un plus respectueuse de la planète.

1. Achetez moins et mieux

Avant d'acheter un petit pull ou un costume, il faut d'abord se poser la question : « En ai-je vraiment besoin ? Vais-je le porter ? » C'est la meilleure manière d'éviter les déchets. Et enfin : « Ce produit est-il solide ? » Parfois, mieux vaut payer un peu plus cher pour une veste que l'on gardera de longues années. Certaines marques comme le Vieux campeur garantissent leurs produits ou proposent des ateliers de réparation.

2. Pensez à la seconde main

Echangez avec vos amis, achetez dans les friperies, les vide-greniers, etc. Cela permet de réduire l'utilisation de matières premières et l'impact sur les ressources de la planète, qui sont, rappelons-le, limitées.

3. Des bons et des moins bons labels

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) recense les labels sérieux dans le textile. C'est le cas d'Ecocert, Oecotex, Ecolabel ou Global Organic Textile Standard (Gots). Attention en revanche à un label très utilisé par les industriels apparu récemment : Better Cotton Initiative (BCI). Très facile à obtenir, il est moins exigeant et ne signifie pas que votre vêtement est en coton biologique.

4. Préférez les jeans bruts

Pour l'aspect usé de nos jeans par exemple, on pulvérise du sable à haute pression à l'aide de canon. Cette pratique est très dangereuse pour les travailleurs et consomme beaucoup d'eau. On peut préférer les jeans bruts non délavés ou se renseigner sur les procédés de fabrication des vêtements en consultant les sites Internet des marques ou en questionnant les vendeurs. Sinon, l'écolabel est toujours une bonne option car il interdit le sablage.

5. Surveiller la teinture

Essayez de choisir des vêtements teints à partir de végétaux. Penser à laver les vêtements avant de les porter. Les produits chimiques restent présents sur les tissus teints et peuvent déclencher des allergies.

6. Jamais à la poubelle

Chaque Français achète en moyenne 9,5 kg de textiles et de chaussures par an. 3,6 kg seulement sont actuellement collectés et triés pour être réutilisés et recyclés. Même usés ou abîmées, nos fringues usagées ou vieilles godasses peuvent avoir une deuxième vie en servant de matériaux pour l'isolation.


Il suffit de les rapporter dans un point de collecte. Les chaussures, elles, doivent être liées par paire dans un sac fermé. Important, tee-shirt et baskets doivent être propres et secs, le pire fléau est l'eau qui fait moisir tout le contenu d'un bac de collecte! Le site www.lafibredutri.fr permet de localiser les points de ramassage (locaux d'associations, conteneurs, boutiques, etc.) les plus près de chez vous.
Source: www.leparisien.fr 

mercredi 8 janvier 2020

SOLDES ET CONSOMMATION

Les soldes d’hiver débutent ce mercredi. Ils vont durer quatre semaines. Mais est-il bien raisonnable d’y succomber cette année encore ?


Il y a des limites au recyclage?
Écoute cette émission de France Culture (3') et lis la transcription ici.

mercredi 13 novembre 2019

MODE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES

La mode peut-elle nous protéger de la reconnaissance faciale ?

Pouvons-nous encore passer inaperçu au milieu de la foule ? Face au développement de la reconnaissance faciale, le monde de la mode développe des vêtements et accessoires censés tromper les algorithmes. 

Les propriétaires de smartphone l’utilisent déjà au quotidien pour déverrouiller leur appareil ou identifier leurs amis sur leurs photos Facebook. Est-il encore possible d’échapper à la reconnaissance faciale ?

La question se pose plus sérieusement que jamais, alors que cette technologie se développe à grande vitesse. En Chine, la reconnaissance faciale est déjà couplée à un système de "crédit social" qui permet aux autorités de pénaliser les citoyens en fonction de leurs comportements dans l'espace public (traverser au feu rouge, manger dans le métro...). Quant à la France, elle devrait devenir dès novembre prochain le premier pays d’Europe à la proposer à ses citoyens via son programme d’identification sécurisée “Alicem”.  
 Quel impact sur notre vie privée et sur la protection de nos données biométriques ? L’utilisation potentielle de la reconnaissance faciale à des fins de surveillance inquiète, et encourage l’émergence de techniques visant à la neutraliser et à garantir l’anonymat dans l’espace public. 

Aux États-Unis et en Europe, des créateurs de mode développent ainsi des collections de vêtements, bijoux et maquillage censés empêcher la reconnaissance faciale. Leur démarche, pour le moment essentiellement artistique et symbolique, est encore peu connue du grand public mais pourrait, à terme, se développer.

EXPLOITER LES FAILLES DE LA RECONNAISSANCE FACIALE

Comment une robe peut-elle parvenir à tromper les algorithmes ? Pour le comprendre, il faut d’abord rappeler comment fonctionne un système de reconnaissance faciale. "Il utilise en général des réseaux de neurones artificiels avec une base de données constituée de nombreuses images de visages", nous explique Thomas Solignac, co-fondateur de l’entreprise Golem.ai spécialiste de l'automatisation des métiers grâce à l'intelligence artificielle. 
Un système de reconnaissance faciale, poursuit-il, attribue une valeur à chaque pixel de la photo ou vidéo d’un visage. "L’algorithme ne réfléchit pas, il va établir des points communs entre le nouveau visage qu’il est en train d’analyser et ceux de sa base de données."
Cette technologie comporte encore de nombreuses failles. Le système est en effet extrêmement sensible aux variations d’angle de prise de vue du visage (de profil, de loin, etc) ainsi qu’aux variations des éléments qui le composent : maquillage spécifique, changement de coupe de cheveux... 

EMPÊCHER LA LECTURE DU VISAGE

Les designers l'ont bien compris. Dès 2010, l’artiste berlinois Adam Harvey lance son projet CV Dazzle qui propose une série de coiffures et maquillages (très) originaux censés empêcher la reconnaissance faciale. Le principe est repris sept ans plus tard par Grigory Bakunov, un employé russe de l’entreprise technologique Yandex, qui imagine un maquillage capable de tromper les algorithmes. 
 Plus récemment, la stylicienne polonaise Ewa Nowak a mis au point un délicat bijou de tête en laiton, à poser sur son visage comme des lunettes. L’armature est constituée de points clefs qui recouvrent le dessous des yeux et une partie du front pour empêcher toute tentative d'identification du visage de son porteur. 
Dissimuler certaines parties de son visage derrière un bijou ou trait de maquillage peut donc suffir à tromper même les algorithmes les plus perfectionnés.  
www.wedemain.fr

jeudi 22 septembre 2016

LE LOOK DES ÉTUDIANTS FRANÇAIS

DIS-MOI COMMENT TU T'HABILLES, JE TE DIRAI OÙ TU ÉTUDIES

 


DIAPORAMA - Septembre est le mois de toutes les rentrées… et de tous les looks. A la sortie de trois universités parisiennes, des étudiants ont accepté de décrypter leur tenue habituelle sur les bancs de la fac. 


A chaque université, ses codes vestimentaires bien définis. A Paris I, place du Panthéon, le «look étudiant» est justement à l’honneur. On préfère miser sur la simplicité et le confort: jeans slim et baskets sont de rigueur. A Dauphine, les étudiants sont plus branchés et pointus qu’ailleurs. Silhouettes soignées d’éphèbe et sacs de créateur sont légion.