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mardi 17 novembre 2020

LAURENT GAUDÉ

Laurent Gaudé, écrivain français qui a obtenu le prix Goncourt del lycéens en 2003 avec La mort du roi Tsongor et puis en 2004 le prix Goncourt pour son roman Le soleil des Scorta dont on a lu l'extrait du banquet, nous raconte dans cet interview les raisons qui le poussent à choisir ses lectures.

mercredi 4 novembre 2020

PAS DE PRIX GONCOURT 2020

 Prix Goncourt 2020: Pas de librairies pas de prix!

Après l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron, l’Académie Goncourt a fait savoir que le lauréat ne sera pas annoncé si les librairies sont fermées.

Les jurés ont fait savoir qu’ils « ne peuvent envisager que le prix Goncourt qu’ils devaient annoncer le mardi 10 novembre le soit alors que les librairies seraient fermées ». Si c’était le cas, la proclamation du lauréat 2020 serait donc « reportée », à une date ultérieure qui reste à préciser en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, explique l’Académie qui dit aussi « réaffirmer » son « soutien total » aux librairies.

Le prix n’a été reporté qu’une seule fois de son histoire, en 1914, en raison de la Première Guerre mondiale.

Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d'expression française, créé par le testament d'Edmond de Goncourt en 1892. Il est décerné au début du mois de novembre par l'Académie Goncourt, après trois présélections successives, en septembre et en octobre, parmi les romans publiés dans l'année en cours. Il s'agit du plus ancien et de l'un des plus prestigieux prix littéraires français

Symboliquement, le lauréat reçoit un chèque de 10 euros ! Mais le Goncourt fait vendre : les tirages du roman sont immédiatement très importants et les traductions à l'étranger assurées.

Le prix ne peut être décerné qu'une seule fois à un même écrivain. Ce principe n'a connu qu'une exception, consécutive à la supercherie de Romain Gary qui a reçu le prix en 1956 pour son roman Les Racines du ciel, puis en 1975, sous le pseudonyme d'Émile Ajar, pour le roman La Vie devant soi.

Goncourt des lycéens

Le Goncourt des lycéens est un prix littéraire français créé en 1988 par la Fnac. Plus de 2 000 lycéens de 15 à 18 ans opèrent leur choix propre parmi les romans d'une sélection mise à disposition par la Fnac. Les lycéens vont les lire et étudier pendant deux mois et pourront participer à des rencontres régionales au cours desquelles ils ont la possibilité d'échanger et de débattre avec les auteurs des livres qu'ils ont lus.

C'est après ces lectures et rencontres avec les auteurs que les élèves élisent le « Goncourt des lycéens ». Le lauréat est proclamé quelques jours après son aîné.

mercredi 24 octobre 2018

LIRE OU NE PAS LIRE, C'EST LÀ LA QUESTION!

Est-ce qu'il est grave de ne pas aimer lire ?

Du moment que l'on sait ce que la lecture peut apporter, ne pas se plonger dans un roman n'est peut-être pas toujours problématique...
Ils sont 9%. 9% de la population française à ne pas avoir ouvert un bouquin en 2016. D’après cette étude réalisée en 2017 pour le Centre nationale du livre (CNL), les non-lecteurs sont une petite minorité des français. D’ailleurs la lecture est aujourd’hui érigée au rang des pratiques culturelles les plus reconnues, et ne pas lire est souvent associé à un manque de culture. Mais dans le cas où ne pas lire est un choix, est-ce que c’est si grave que cela ?
« Le dernier bouquin que j’ai lu, ça devait être il y a cinq ans ». Si vous entendiez cette phrase, prononcée par Jérémy, 25 ans, qu’est-ce que vous en penseriez ? Vous vous diriez peut-être, avec une légère condescendance qu’il aurait bien des choses à apprendre des livres, que c’est dommage pour lui. Vous n’auriez pas tort d’ailleurs. Une étude de 2009 de l’université d’Emory aux Etats-Unis, a par exemple prouvé que la lecture renforçait la connectivité entre les neurones dans certaines zones du cerveau. Une autre pour ne citer que ces deux là, faite cette fois-ci en 2013 par des chercheurs néerlandais, démontre que les lecteurs de fiction avaient plus d’empathie que les non lecteurs.
« Les raisons de lire sont multiples », résume Laurent Piolatto, délégué général de l’association Lire et faire lire, qui cherche à faire goûter à la lecture à des publics de jeunes âgés de 0 à 12 ans. Selon lui, elle permet aussi de « développer l’imaginaire » ou encore de « construire les connaissances ». Difficile dans ces conditions de soutenir le point de vue des non lecteurs.
Le risque d’imposer la lecture
Pourtant Jérémy ne rougit pas devant son manque d’intérêt pour la lecture. « Je n’en parle pas spontanément, mais si on aborde le sujet je l’assume. Ce n’est pas une tare mais un choix personnel. Certains n’aiment pas le foot ou le ciné, moi c’est la lecture. Ca ne m’a pas empêché de faire mes études ».
Ses études justement, il les a faites à Science-Po Lyon. Et c’est même là qu’il a perdu le goût de la lecture. « On avait beaucoup plus d’ouvrages théorique. Ca m’a dégoûté », déclare-t-il.
A en croire l’anthropologue au CNRS Michèle Petit, auteure de l’Eloge de la lecture, il est fréquent « qu’on ne soit pas lecteur parce qu’on a l’impression qu’on voulait vous faire rentrer de force dedans.
Savoir ce que la lecture peut offrir
Car pour la chercheuse, là se trouve bien le vrai danger. « La plupart du temps, il me semble qu’on est non lecteur parce qu’on a l’impression que les livres nous ont exclus, déclare-t-elle. Dans ce cas là, il est grave de ne pas avoir eu la chance de ne pas rencontrer quelqu’un qui fasse sentir que les livres étaient désirables et qu’on avait le droit de se les approprier. » Ce cas de figure semble toucher majoritairement les garçons. « Les femmes lisent plus que les hommes depuis les années 1950-1960, sans doute parce que c’est un loisir d’intérieur. On peut s’évader tout en restant chez soi.
Lutter contre ces conceptions est précisément ce que cherche à faire l’association Lire et faire lire. « Le pari que nous faisons c’est que les enfants finissent par se dire que grâce au livre ils vont pouvoir accéder à des histoires. On cherche à montrer les bénéfices de la lecture ».
Alors est-ce si grave que cela de ne pas aimer lire ? La chercheuse Chantal Horellou-Lafarge répond avec un certain franc parler. « Quand on voit les livres qui sortent, ne pas les lire n’est pas dramatique. Ne pas avoir lu Marc Lévy ? On peut survivre », déclare-t-elle acerbe. Et pour Victor Hugo ou Sartre ? « C’est dommage, mais ce n’est pas grave. Est-ce que c’est grave de ne pas aimer la musique classique ? »
D'après  www-20minutes.fr