Mercredi 11 octobre à 20 h 55, un téléfilm coup de poing et un
remarquable documentaire dévoilent l’horreur subie par les victimes de
harcèlement sexuel au travail. Une soirée salutaire qui donne des clés
pour réagir et appelle à la vigilance de chacun.
Armelle Deutsch incarne Karine, sympathique personnage de maman qui,
après plusieurs années à s’occuper de ses enfants, essaye de retrouver
du travail. Thibault de Montalembert, de son côté, joue un chef d’entreprise affable
et éminemment sympathique de prime abord. Père de l’amie de la fille de
Karine, il va lui proposer un emploi dans son entreprise. Le début
d’une descente aux enfers pour la jeune femme qui va peu à peu découvrir
que son bienfaiteur est un harceleur de compétition.
Peu sûre d’elle, sous le charme de cet homme
charismatique et hâbleur, Karine s’applique à bien faire mais, très
vite, Antoine la déstabilise par son comportement intrusif et ses
questions indiscrètes. Et bientôt, il dévoile son vrai visage, celui
d’un redoutable prédateur sexuel.
Ses assauts, filmés en plans
serrés mais toujours pudiques, font ressentir toute la pression physique
et psychologique subie par Karine, tétanisée par le dégoût.
Cette violence inouïe, d’autres victimes
en témoignent, à visages découverts, dans le documentaire diffusé à
22 h 30. À écouter leurs récits poignants, on mesure le courage qu’il a
fallu à ces femmes pour briser le silence et se rebeller.
Le
documentaire rappelle aussi combien leur salut dépend de l’attitude de
leur entourage (notamment des collègues, qui détournent trop souvent les
yeux) face à un fléau qui touche une Française sur cinq, soit près de
trois millions de personnes.
Mettre l'accent sur l' harcèlement au travail vient joindre la préoccupation des français sur d'autres circonstances où on trouve cette plaie: le harcèlement de rue. Lisez cette entrée de notre blog à propos d'une initiative contre.





