En France, 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année. Écoute cette courte émission de France Inter à propos d'une initiative anti-gaspillage. On peut suivre l'écoute à travers une transcription un peu "libre".
jeudi 17 octobre 2019
L'EMPREINTE ÉCOLOGIQUE
Viande, avion, téléphone, banque : j'ai calculé mon empreinte carbone
Vous souhaitez mesurer les émissions de gaz à
effet de serre liées à votre mode de vie ? Des outils en ligne, comme la
plateforme MicMac, permettent de faire son bilan carbone annuel et
personnel en quelques clics. We Demain s'est prêté au jeu.
Quelle est mon empreinte carbone globale ? Comme vous peut-être, je me
suis posé la question, par curiosité et pour essayer de la réduire.
L'idée s'est aussi transformée en petit défi entre collègues, notamment
avec Sofia, journaliste à We Demain, qui a un mode de vie un
peu différent du mien. Je circule en vélo, mais je mange de la viande
régulièrement. Sofia, elle, est végétarienne, mais a beaucoup voyagé en
avion à l'étranger récemment...
Nous avons donc cherché un outil en ligne pour comparer notre bilan carbone annuel. Il en existe plusieurs, mais nous avons choisi MicMac, développé par l’association étudiante Avenir Climatique, car il propose un test rapide (5-10 minutes), précis et facile à réaliser.
Pour ce calcul, le site s'appuie sur des sources de référence : principalement le bilan GES de l'Ademe, mais également le site du ministère de l'Ecologie et d’autres comme Jechange.fr, qui évalue l'empreinte carbone du KWH d’électricité en fonction du fournisseur.
Nous avons donc cherché un outil en ligne pour comparer notre bilan carbone annuel. Il en existe plusieurs, mais nous avons choisi MicMac, développé par l’association étudiante Avenir Climatique, car il propose un test rapide (5-10 minutes), précis et facile à réaliser.
Pour ce calcul, le site s'appuie sur des sources de référence : principalement le bilan GES de l'Ademe, mais également le site du ministère de l'Ecologie et d’autres comme Jechange.fr, qui évalue l'empreinte carbone du KWH d’électricité en fonction du fournisseur.
Les résultats sont répartis en 6 catégories : logement, transports,
alimentation, biens et services, finance et service public. Cette
dernière catégorie, qui rassemble les services de l'Etat (santé, routes,
éducation, justice,...), garde la même valeur (350 kg) pour tout le
monde.
Noas résultats ont été très proches.Nos deux empreintes sont finalement quasi identiques, mais nos points faibles ne sont pas les mêmes. Enfin,
pour deux jeunes travailleurs (21 et 25 ans), les émissions liées aux
biens et services (téléphone, forfait mobile, internet, vêtement,
électroménager...) et aux finances (services bancaires) restent
globalement faibles par rapport au reste de nos consommations.
Objectif : 500 kg équivalent carbone par an
Globalement, nous sommes en dessous de la moyenne nationale, mais
encore loin des objectifs fixés pour 2050 : descendre à 500 kg
équivalents carbone par an. Grâce aux détails de notre consommation,
nous ciblons les aspects que nous devons modifier.
Sofia a prévu de limiter ses trajets en avion l'année à venir. Ma transition passera par une consommation alimentaire plus locale, bio, en réduisant la viande jusqu’à la faire disparaître totalement de mon assiette.
Sofia a prévu de limiter ses trajets en avion l'année à venir. Ma transition passera par une consommation alimentaire plus locale, bio, en réduisant la viande jusqu’à la faire disparaître totalement de mon assiette.
Vous aussi, vous avez envie de calculer votre empreinte carbone ?
Sachez qu’il est possible de faire son bilan individuel, mais aussi
collectif. Pour les écoles et les entreprises, Avenir Climatique a créé Carbone Campus : une formation sur 1 ou 2 journées pour faire son bilan et construire un plan pour la réduire.
www.wedemain.fr/
mardi 15 octobre 2019
L'AMOUR ET LA SCIENCE
"Mariés au premier regard": Peut-on vraiment trouver l'amour grâce à la science?
Les trois experts de M6, une sexologue, un psychologue et un sociologue
ont fait passer une batterie de tests aux candidats: tests olfactif et
auditif, mesures du taux de masculinité et de féminité, mesures
physiques et tests psycho sexuel. En croisant les données des candidats,
ils ont pu découvrir des concordances entre certains candidats. Sur le
papier, ces couples formés par "la science" ont tout pour s'entendre et
tomber amoureux.
Certes, les scientifiques ont fait de gigantesques progrès dans l'appréhension de ce qu'il se passe dans notre corps
quand nous tombons amoureux par exemple. Mais pour ce qui est de la
naissance du sentiment amoureux, la science se montre généralement
plutôt prudente. Comment et pourquoi certaines personnes tombent
amoureuses? Comment trouver à coup sûr l'amour? Ce n'est pas faute d'avoir essayé de trouver une réponse mais il est difficile d'établir une règle qui marche à coup sûr.
L'amour c'est comme une transaction économique
L'amour est fait d'algorithmes. Tous les sites de rencontres en
utilisent, c'est grâce à eux que leurs utilisateurs sont mis en relation
et que de nombreux couples se sont formés. En 2015, deux chercheurs de
l'institut de recherches socio-économiques du Luxembourg (LISER) ont
trouvé un nouveau modèle pour construire l'algorithme de l'amour.
Ceux-ci se sont ainsi appuyés sur les règles qui régissent
l'attractivité économique pour les appliquer à la recherche de l'amour.
Se mettre en couple est comparable à une transaction régit par les lois
du marché.
"La plupart d'entre nous procède à une évaluation basée sur
une liste de contrôle mentale des qualités que nous recherchons chez un
époux ou une épouse. Autrement dit, nous effectuons une transaction
économique car nous recherchons le meilleur accord pour nous-mêmes en
faisant concorder nos attributs avec ceux d'une autre personne", explique ainsi l'un des chercheurs sur le site du LISER.
Comme l'explique le site Sciences et Avenir,
le but de cet algorithme est de parvenir à mesurer une "utilité
commune" de la relation, soit "une mesure du bien-être de la relation et
de la préférence mutuelle". Les chercheurs font donc intervenir dix
facteurs tels que l'IMC, le niveau d'étude ou encore l'état de santé.
Cette étude en est encore au stade de la recherche. Mais nombreux ont
été les scientifiques à vouloir trouver l'algorithme de l'amour.
Les mathématiques de l'amour
Hannah Fry est une mathématicienne anglaise. Dans une passionnante
conférence TED de février 2015, elle expose trois formules mathématiques
appliquées à l'amour: comment avoir du succès sur un site de
rencontres, comment trouver LA bonne personne et comment ne pas
divorcer.
Car, oui, tout cela a été théorisé par des mathématiciens avant elle.
C'est ainsi le cas des fondateurs de OkCupid, qui après avoir analysé
les données des utilisateurs ont découvert qu'il valait mieux ne pas
être trop beau pour avoir du succès sur leur site. Une autre recherche a
permis de découvrir qu'il valait mieux exclure les prétendants pendant
les 37 premiers pour cent de notre vie sentimentale et prendre le
premier qui se présentait juste après.
Mais tout l'intérêt de ce que cette scientifique montre peut être
ainsi résumé: si ces systèmes peuvent se vérifier, ils ne peuvent pas
être des lignes de conduite. Hannah Fry prévient: "L'émotion humaine
n'est ni ordonnée, ni rationnelle, ni prévisible".
Ouf! La vie nous réserve donc des surprises, bonnes comme mauvaises, que la science ne pourra prévenir.
source: Le Huffington Post
EXPOSITION "DE L'AMOUR"
Exposition "De l'Amour" au Palais de la Découverte
Quel sujet d’attention plus universel que
l’amour ? Énigmatique, moteur tout-puissant de tant d’histoires,
l'amour semble particulièrement difficile à cerner. "De l'amour",
exposition présentée au Palais de la découverte à partir du 8 octobre
2019, questionnera ce mystérieux sentiment en s'appuyant sur des
travaux scientifiques et artistiques.
Deux galeries vous sont proposées pour explorer ces territoires amoureux :
La galerie des attachements
Qu’est-ce que l’amour ? L’empathie ? L’attachement ?
Là où le français n'utilise que le terme "amour", le grec utilise quatre mots : érōs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agapē, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social.
Derrière la simplicité de ces définitions se cache un concept qui ne se résume ni au sexe, ni à la camaraderie, ni à l’amitié, ni à la générosité. Une approche par quatre entrées qui vous permettra de percer un peu plus ce mystère et de découvrir les dernières recherches scientifiques (les sciences affectives) sur l'amour.
Là où le français n'utilise que le terme "amour", le grec utilise quatre mots : érōs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agapē, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social.
Derrière la simplicité de ces définitions se cache un concept qui ne se résume ni au sexe, ni à la camaraderie, ni à l’amitié, ni à la générosité. Une approche par quatre entrées qui vous permettra de percer un peu plus ce mystère et de découvrir les dernières recherches scientifiques (les sciences affectives) sur l'amour.
La galerie des sciences
Il n’existe pas de théorie scientifique globale sur l’amour.
Pourtant, l’affection, l’attachement, la sexualité et l’empathie sont
véhiculés par les mêmes molécules, déclenchent la sécrétion des mêmes
hormones et empruntent les mêmes circuits neuronaux.
La galerie des sciences vous permettra d'aborder le sujet en sept questions, explorées en détails par des neuroscientifiques, sociologues, sexologues, psychanalystes et philosophes :
La galerie des sciences vous permettra d'aborder le sujet en sept questions, explorées en détails par des neuroscientifiques, sociologues, sexologues, psychanalystes et philosophes :
- C’est quoi l’amour ?
- L’attachement, un lien qui protège, un lien qui libère
- Amours en ligne
- Comment le corps se manifeste ?
- L’art d’aimer les autres
- Des preuves d’amour
- Comment se fabrique la sexualité ?
www.franceculture.fr
QUELQUES CHANSONS D'AMOUR
L'amour et la rencontre amoureuse qu'on est en train d'analyser à travers certaines oeuvres littéraires est aussi le sujet préféré de la chanson. Beaucoup de chanteurs expriment avec leurs paroles la passion, la douleur et même les limites qu'on serait capable de franchir pour l'amour de quelqu'un. Voilà quelques-unes. Sûrement tu en connais d'autres (plus et moins belles!!!)
Voilà une première de ZAZ: "Gamine"
Une chanson très populaire est "L'hymne à l'amour" d'EDITH PIAF. Mais on va l'écouter interprété par une espagnole: SILVIA PÉREZ CRUZ
Et voilà la très connue version d'Edith Piaf
Tu connais sûrement les chansons de CARLA BRUNI, elle a fait beaucoup de chansons d'amour. Voilà une où elle parle du rôle de chacun au sein du couple
"Le Toi du Moi"
Tu peux lire les paroles dans ce vidéo Écoute SHAKIRA en français, elle chante une chanson très populaire "Je l'aime à mourir"
Et voilà l'auteur de cette chanson: FRANCIS CABREL
Voilà une première de ZAZ: "Gamine"
Une chanson très populaire est "L'hymne à l'amour" d'EDITH PIAF. Mais on va l'écouter interprété par une espagnole: SILVIA PÉREZ CRUZ
Et voilà la très connue version d'Edith Piaf
Tu connais sûrement les chansons de CARLA BRUNI, elle a fait beaucoup de chansons d'amour. Voilà une où elle parle du rôle de chacun au sein du couple
"Le Toi du Moi"
Tu peux lire les paroles dans ce vidéo Écoute SHAKIRA en français, elle chante une chanson très populaire "Je l'aime à mourir"
Et voilà l'auteur de cette chanson: FRANCIS CABREL
lundi 14 octobre 2019
MANON LESCAUT
Manon Lescaut a été l'objet de plusieurs adaptations, étant la plus connue le mise en musique, l'Opéra du grand musicien Giacomo Puccini!
Elle a été aussi adaptée au cinéma plusieurs fois, la dernière celle de Gabriel Aghion en 2013:
L'oeuvre a été interprétée par les plus célèbres chanteurs. Voilà la fin avec Plácido Domingo et Kiri te Kanawa
LES ADOS BOUDENT LA VIANDE
Parce qu’elles ne veulent pas manger des animaux élevés pour être abattus, par dégoût ou à cause de l’impact des élevages sur l’environnement, de plus en plus d’adolescentes bannissent la viande de leur alimentation. Rencontre avec Hortense, Maëlle et Inès, élèves de terminale à Lorient, plus ou moins fâchées avec les produits carnés.
Le déclic peut suivre une rencontre. « Pendant les fêtes de
fin d’année, je suis passée par un stand sur la technique du foie gras
de l’association L 214. Ça m’a dégoûtée. Peu à peu, ça m’a fait le même
effet pour toutes les viandes », explique Inès, 17 ans. Du même âge,
Hortense ne se souvient pas d’un événement particulier, mais plutôt
d’une prise de conscience progressive. « En troisième au collège, je me
suis dit que c’était spécial d’élever des animaux pour les tuer. Je n’en
mangeais plus au self. Je n’étais pas à l’aise. Pour les animaux
sauvages, ça me dérangeait moins. Il y a des chasseurs dans ma famille.
Aujourd’hui, avec mes convictions écolos, je considère que l’élevage
crée beaucoup de gaz à effet de serre, que c’est de la concentration
d’animaux, que ça demande l’utilisation d’énormément de terres pour la
culture des aliments du bétail… Je ne mange plus de viande ».

Pas
d’accents antispécistes, en revanche, dans le discours de Maëlle, 16
ans. Elle a juste senti le dégoût la gagner, il y a un peu plus d’un an.
« Je ne supporte plus la viande rouge. Je n’arrive plus du tout à
avaler ce qui est saignant, comme le rosbif, ou cru, comme le
carpaccio ».
À lire sur le sujet Végétarisme. Attention aux carences !
Pas ou peu de poisson
Vivant
au bord de la mer, les trois ados ont-elles été tentées de remplacer la
viande par le poisson ? La réponse est unanime : « Non ! ». Si les
parents de Maëlle apprécient les produits de la mer, ils ne parviennent
pas à lui en faire manger. « J’ai toujours eu horreur des poissons et
des crustacés ! », s’écrie l’adolescente. Dans les familles d’Hortense
et d’Inès, on ne prépare que rarement du poisson. Alors, y renoncer,
comme à la viande, n’effraient aucunement les ados. « L’idéal serait de
ne plus manger ce qui est animal et donc les produits laitiers et les
œufs. Car la question n’est pas de savoir ce qui est bon pour la santé,
mais ce qui est bon pour l’environnement », annonce Hortense, la plus
radicale dans ses choix. En revanche, Maëlle et Inès n’envisagent pas,
une seconde, de renoncer au fromage dont elles raffolent. « On en mange
des masses ! », assurent-elles en riant.
Riz, tofu, concombre et tomates, c’est simple à faire
Pas
ou peu de viande, pas ou peu de poisson, voire pas ou peu de produits
laitiers… Bien qu’elles aient très bonne mine et semblent en forme, les
trois lycéennes ne redoutent-elles pas des carences alimentaires ?
Maëlle rappelle qu’elle se prive uniquement de viande rouge et qu’il lui
reste la viande blanche. Hortense n’a aucune inquiétude : « Je compense
en mêlant des céréales, riz ou pâtes avec des légumineuses comme des
lentilles ou des pois assortis à des légumes. J’adore la soupe de
potiron ! ». Et Inès cite son repas de midi : « Riz, tofu, concombre et
tomates, c’est simple à faire. Et je continue à manger des sardines ou
du maquereau en boîte, tous les dix jours. Et je fais beaucoup de
légumineuses ».
À lire sur le sujet Végétalien, végétarien… Que mangent-ils ?
Des parents vigilants
Et
justement, qu’en disent les parents de ces jeunes filles ? « Je suis
d’une famille de "viandards", ça leur a fait bizarre et ils ont été
inquiets », relate Hortense. Confirmation par la maman : « Ça s’est fait
insidieusement au self, alors qu’auparavant, elle aimait beaucoup la
viande et la charcuterie. Nous n’avons pas souhaité entrer dans le
conflit. Le médecin nous l’a conseillé. Mais on lui a demandé de
cuisiner ses propres plats, afin qu’elle se sente responsable. Au début,
elle faisait des plats préparés et prenait des compléments en vitamine
B12 qui coûtent un bras ! Elle cuisine davantage aujourd’hui. Ses
analyses de sang sont bonnes… ».
À lire sur le sujet Menu. Lundis verts dans tous les restos U
Inès
n’a pas eu le droit de cesser de manger du poisson et sa mère veille à
son équilibre alimentaire. Quant aux parents de Maëlle, ils sont aussi
très attentifs à son alimentation et avouent ne pas être ravis de la
voir renoncer à la viande rouge à un âge où les carences en fer sont
fréquentes. Une question taraude les trois familles : que mangeront
leurs ados, l’an prochain, quand elles quitteront le nid familial pour
leurs études supérieures d’art (Maëlle et Hortense) et d’agronomie
(Inès) ? Le budget mensuel des étudiants ne joue pas en faveur de
l’équilibre alimentaire…
- Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/
dimanche 13 octobre 2019
DES QUESTIONS
Pour réviser l'interrogation et savoir comment poser une question, faites ces activités composées de trois exercices (pour passer au suivant cliquer sur la flèche supérieur) et, si vous vous trouvez forts, voilà une première et une seconde un peu plus compliquées
DANSER C'EST QUOI?
Que se passe-t-il quand on se met à danser?
Écoute cette émission dont tu pourras suivre aussi la transcription, si tu cliques sur le titre:
Et danser c'est quoi?
Écoute cette émission dont tu pourras suivre aussi la transcription, si tu cliques sur le titre:
Et danser c'est quoi?
mardi 8 octobre 2019
LITTÉRATURE ET CINÉMA
Pourquoi on est souvent deçus par les adaptations de livres au cinéma
Adapter un livre en film (ou en série) est souvent un pari risqué que se lancent les réalisateurs. Car en sus d'affronter la critique, le film doit faire face à un public encore plus redoutable: les fans du livre dont il est inspiré. Adapter un livre c'est évidemment prendre le risque de décevoir ceux qui l'ont lu auparavant. "Pourquoi suis-je tellement plus amoureuse du livre que du film", se demandait une blogueuse dans sa critique. Et finalement la réponse est simple: rien ne rivalise avec votre imagination.
C'est bien le souci
avec les adaptations de livres: même s'ils sont réussis aux yeux
des non avertis et de la critique, ils seront toujours décevants aux
yeux des lecteurs de l'œuvre originale. "Quand on lit un livre
on se fait son propre film. Les gens qui vont voir une adaptation
comparent les deux, c'est normal", explique au HuffPost
David Foenkinos dans le cadre de la promotion de son film "Jalouse", réalisé avec son frère, l'écrivain
Stéphane Foenkinos.
Le film, la
mort de l'imaginaire
Scènes du livre
coupées, nouveaux personnages, nouvelles relations pourtant
inexistantes dans l'œuvre originale ... Tant de choses font que
l'œuvre cinématographique peut surprendre, en bien ou en mal, le
lecteur. Car le monde créé dans nos tête à la lecture des mots
sera toujours plus brillant et percutant que celui imposé sur un
écran.
L'auteure Marguerite
Duras avait une opinion assez arrêtée sur la question. "Le
cinéma arrête le texte, frappe de mort sa descendance:
l'imaginaire. C'est là sa vertu même: de fermer, d'arrêter
l'imaginaire. Cet arrêt, cette fermeture s'appelle le film. Bon ou
mauvais, sublime ou exécrable, le film représente cet arrêt
définitif. La fixation de la représentation une fois pour toutes et
pour toujours". Ce qui
ne l'a pas empêchée d'adapter certaines de ses œuvres sur grand
écran.
Même Flaubert
déclarait, déjà au 19e siècle, à propos de l'illustration des
œuvres écrites: "Jamais
moi vivant, on ne m'illustrera, parce-que la plus belle description
littéraire est dévorée par le plus piètre dessin (...) une femme
dessinée ressemble à une femme voilà tout. L'idée est déjà
fermée, complète et toutes les phrases sont inutiles tandis qu'une
femme écrite fait rêver à mille femmes."
Une trahison
de la lettre, nécessaire et bienvenue
Enfin, adapter un
livre en film nécessite de nombreuses modifications, ne serait-ce
que pour des questions de format et de réalisation. Un livre de 800
pages peut difficilement tenir tel quel dans un film de deux heures
et demi. Des coupes doivent être effectuées, des passages
remodelés.
Pour sa part,
l'écrivain français Julien Gracq estimait à propos de
l'adaptation: "Pour qu'un roman devienne un très bon film, il
faut que le film soit autre chose. Il s'agit de chercher une sorte
d'équivalent mais qui ne se limite pas à la simple transposition
visuelle".
De façon plus
philosophique, le critique André Bazin évoquait l'intervention d'un
"génie créateur": "Il
ne s'agit pas de traduire si fidèlement, si intelligemment que ce
soit, mais encore de s'inspirer librement, avec un amoureux respect,
en vue d'un film qui double l'oeuvre, mais de construire sur le
roman, par le cinéma, une oeuvre à l'état second".
Pierre Lemaitre est
quant à lui tout à fait enchanté par l'adaptation de son livre par
Albert Dupontel, expliquait-il
à TF1. Le réalisateur, tout en restant dans l'esprit de
l'œuvre, à su insuffler sa patte et même plus. "Je
suis un peu jaloux parce que finalement si j'avais eu l'idée je
l'aurais fait, mais je n'ai pas eu l'idée",
regrettait-il en évoquant l'omniprésence et l'aspect artistiques
des masques des personnages à l'écran.
David Foenkinos a
déjà écrit plusieurs œuvres adaptées au cinéma et sur le petit
écran, telles que "Les souvenirs", réalisées par
jean-Paul Rouve en 2015 ou "La délicatesse" réalisées
par l'auteur et son frère en 2012. Il explique ce qu'est selon lui,
une bonne adaptation cinématographique.
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