Sensation du dernier Festival de Cannes, où il a
remporté le prix du jury, « Les Misérables », de LADJ LY brosse un
tableau saisissant des cités de banlieue. Sans poncif ni manichéisme.
«Mes amis, retenez ceci. Il n’y a ni mauvaises herbes ni
mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. » C’est sur cette
citation de Victor Hugo que le film de Ladj Ly s’achève, après un peu
plus d’une heure et quarante minutes d’une plongée glaçante, en apnée,
dans le quotidien d’une ville de banlieue. Pas n’importe quelle ville :
Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, à l’est de Paris. Ladj Ly a grandi
là, dans la cité très pauvre des Bosquets.
C'est avec ce film que notre "Dolor y gloria" de Padro Almodovar va rivaliser car il a été choisi pour représenter la France dans la course à l’Oscar 2020 du meilleur film étranger.
Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade
Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de
ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux "Bacqueux" d’expérience.
Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du
quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation,
un drone filme leurs moindres faits et gestes...
Et ici on peut suivre la transcription





